L'heure n'est pas au bilan!

L'heure n'est pas au bilan!
J'entends ici et là des commentaires faisant étant d'un quelconque bilan de l'action de Nicolas Sarkozy et du gouvernement. Nicolas Sarkozy a été élu le 6 mai 2007, c'est à dire il y a un an. Place de la Concorde en fêtant son élection il avait prononcé un discours fédérateur en promettant de ne pas trahir et de ne pas décevoir. Nicolas Sarkozy, grâce à un programme écrit par François Fillon, a été élu Président de la République pour un mandat de cinq ans. Celà signifie que le gouvernement et le Chef de l'Etat ont encore devant eux quatre années pour agir, transformer la vie des français, réformer, ramener la France en Europe, adopter une politique d'immigration en phase avec les besoins de la France, rénover les banlieues, avoir une politique sociale ambitieuse avec le RSA...

Bref, il y a du pain sur la planche. Le travail sera long et le temps presse. Le gouvernement de François Fillon a déjà bien oeuvré pour changer notre pays. Réformes de la Justice, des universités, de l'Education Nationale, de l'Etat, des régimes spéciaux de retraite, mise en application du paquet fiscal... Bref le gouvernement n'a pas chômé. Mais le travail est encore long. Grâce à Xavier Bertrand, notre ministre du Travail, le gouvernement a renoué le dialogue social avec les syndicats. Si sur le plan national, le gouvernement se débrouille plutôt bien, je n'oublie pas que le moral des français n'est pas au rendez-vous et que le pouvoir d'achat est en berne.

Parlons un peu de Nicolas Sarkozy et de sa politique en oubliant le spectacle qui va avec (divorce puis mariage, style bling-bling...). Le chef de l'Etat a réussi son pari européen puisque le Traité Simplifié a été signé par les 27 à Lisbonne. Mais n'oubliant pas les points noirs de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy: accueil de Khadafi, petites bourdes au niveau des droits de l'Homme, des sectes et de l'ingérence humanitaire. Le gros problème de Nicolas Sarkozy depuis un an c'est de vouloir tout faire alors qu'il pourrait se reposer sur les ministres.

Il reste encore quatre ans avant la prochaine échéance présidentielle. Et je persiste, l'heure n'est pas au bilan mais à l'action. J'en profite aussi pour dénoncer les pratiques de l'opposition. Bertrand Delanoë a refusé de tester le service minimum à l'école à Paris... L'opposition court après la majorité et tarde à lancer une véritable alternative! C'est dommage, quel gâchis!

# Posté le lundi 05 mai 2008 15:42

Croyez vous que le PS soit capable de se rénover?

Le PS est-il capable de se rénover et d'oublier ses vieux démons? A l'heure où nous fêtons les évènements de mai 68, chacun y va de sa petite phrase pour se lancer dans la course à la succession de François Hollande. Les leaders du PS sont presques tous d'accord sur au moins une chose: il faut rénover le parti. Le départ de François Hollande pourrait être l'occasion tant attendue d'une rupture. Le PS doit rénover son discours pour redevenir socialiste. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, y est allé de sa petite provocation en déclarant que le PS ne manquait pas d'air mais d'idées...

# Posté le lundi 05 mai 2008 14:47

En matière d'économies, l'Etat ne montre pas l'exemple!

En matière d'économies, l'Etat ne montre pas l'exemple!
Cet article est basé sur une de mes lectures, sur un article que j'ai lu dans le journal Challenges.
On le sait, le grand défaut de la France, c'est sa maitrise assez calamiteuse et scandaleuse des dépenses publiques. Nos gouvernants sont incapables de mettre sur pied un budget qui égalise les dépenses et les recettes. Nicolas Sarkozy souhaite qu'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite ne soit pas remplacé pour ainsi retrouver un nombre de fonctionnaires comparable à celui de 1992. Nicolas Sarkozy souhaite réaliser des économies dans de nombreux domaines, comme celui de l'Education où des supressions de postes viennent d'être annoncées.

Je vous propose de revenir sur cinq folies des grandeurs que nos gouvernants sont prêts à faire.
1. Brice Hortefeux souhaite installer le ministère de l'Immigration dans le 7ème arrondissement de Paris dans un immeuble où le loyer sera très élevé alors qu'il a été proposé des locaux dans un autre quartier de Paris plus connu pour ses loyers modestes.
2. A l'Elysée, le petit personnel voit grand. Les effectifs sont passés de 957 sous Chirac à 1045 désormais. Le groupe de sécurité encadrant le Chef de l'Etat a été remplacé par un bataillon de 85 policiers (contre 60 sous Chirac). La rémunération des employés du Palais est passée de 36000 à 42000 euros... En mal d'espace, le Palais a dû louer des locaux pour un coût annuel de 400000 euros.
3. Elus locaux, salaires nationaux. Les hommes politiques pratiquent de façon scandaleuse le cumul des mandats, les indemnités versés aux maires ont crû en moyenne de 55% entre 2002 et 2007. Les députés reçoivent des retraites dorés ainsi que les anciens ministres... Il est grand temps de réformer ce secteur.
4. Un air force one sinon rien. Nicolas Sarkozy souhaite remplacer l'avion qu'il utilise pour certains déplacements, coût de l'opération évalué à 100 millions d'euros. Et l'éxécutif souhaite aussi remplacer les Falcon qui datent des années 1980. Au total, le coût pourrait être de 450 millions d'euros, à condition que les avions actuels soient revendus.
5. Des secrétaires d'Etat en pagaille. Nicolas Sarkozy avait promis un gouvernement restreint. Il n'a pas respecté sa parole. Le gouvernement compte 38 membres, dont 15 ministres. Pour information, un secrétaire d'Etat est payé 13276 euros par mois. Et bien sûr il y a les conseillers, trop nombreux, qui vont avec.

En matière d'économies, l'Etat ne montre guère l'exemple. Caprices et privilèges sont toujours à l'ordre du jour. Et pendant ce temps, on demande aux français de se serrer la ceinture. Vivement que des gens comme Christian Saint-Etienne ou Jean Peyrelevade ou bien encore Dominique Strauss-Kahn deviennent ministres de l'économie, des finances et du Budget.

# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:37

Le récital de Nicolas Sarkozy!

Le récital de Nicolas Sarkozy!
J'ai regardé l'intervention du chef de l'Etat ce soir à la télévision. Voici le décriptage et les conclusions que j'en tire. J'ai trouvé que Nicolas Sarkozy a été convaincant malgré quelques maladresses. J'ai trouvé que le président de la République a tenu un discours de candidat. Nicolas Sarkozy a repris l'habit présidentiel le temps de l'émission. Nicolas Sarkozy a réussi sa manoeuvre. Il est revenu sur la plupart des chantiers entamés depuis le début de sa prise de fonction: les réformes, l'éducation, la maitrise des dépenses publiques, les régimes spéciaux, le pouvoir d'achat, la crise au Tibet, les relations diplomatiques... Nicolas Sarkozy a mené la danse en faisant à la fois les questions et les réponses.

J'ai aussi trouvé que les journalistes sur le plateau ont manqué de justesse et d'agressivité. Ces journalistes n'ont pas poussé Nicolas Sarkozy dans ses retranchements. Ils n'ont pas piégé le chef de l'Etat qui semblait, une nouvelle fois, avoir réponse à tout. Nicolas Sarkozy est resté parfois assez évasif sur des sujets comme la Chine et les erreurs qu'il a commis. Au niveau de la Chine, je l'ai trouvé piégé entre sa volonté de défendre les droits de l'Homme et celle de ne pas froisser la Chine qui peut encore résoudre la crise au Darfour. Au niveau des erreurs qu'il avoue avoir commises, le Chef de l'Etat n'a pas précisé quelles étaient ses fautes.

Nicolas Sarkozy a, une fois de plus, a tapé sur les 35 heures... Il a rappellé l'importance de réformer notre pays en prenant les décisions qui auraient dû être prises il y a 20 ans. Cependant, Nicolas Sarkozy s'est trop souvent posé en victime, un peu comme François Hollande. Nicolas Sarkozy a aussi évoqué les rapports qu'il entretient avec ses ministres, mais aussi la future présidence française de l'UE, ainsi que l'immigration... Et chose très importante, Nicolas Sarkozy a confirmé le RSA pour 2009!

Bref, Nicolas Sarkozy a traité de tout les sujets sans tabou, avec précision et sans tomber dans la caricature. Cependant, il a aussi manqué de cohérence et de lisibilité à certains moments. Voilà pour ce qui est du discours! Maintenant monsieur le Président nous attendons le changement et la rupture que vous nous aviez promise! Au travail!
En photo: l'entrée du palais présidentiel.

# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:12

Modifié le jeudi 24 avril 2008 17:39

Les dates à retenir de la première année de l'ère Sarko!

Les dates à retenir de la première année de l'ère Sarko!
Retour sur les faits marquants de la première année à l'Elysée du chef de l'Etat élu le 6 mai 2007.
- 6 mai 2007 : élection de Nicolas Sarkozy.
- 7/9 mai : le séjour présidentiel sur un yacht à Malte suscite la critique.
- 16 mai : investiture officielle, passation de pouvoirs avec Jacques Chirac dans la matinée.
- 17 mai : Sarkozy nomme François Fillon premier ministre, qui constitue un gouvernement d'ouverture.
- 10/17 juin : l'UMP remporte les législatives en obtenant 318 sièges sur 577 mais sans la «vague bleue» annoncée.
- 24 juillet : Cécilia Sarkozy et le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant ramènent de Tripoli les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien détenus en Libye.
- 26 juillet : l'Assemblée adopte le projet de loi de lutte contre la récidive puis le «paquet fiscal».
- 10 octobre : la réforme des régimes spéciaux de retraite est rendue publique et entraîne neuf jours de conflits.
- 18 octobre : Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent. Le lendemain, le président arrache l'accord des 27 au sommet de Lisbonne pour son projet de mini-traité «simplifié» censé relancer l'Europe.
- 23 octobre : l'Assemblée adopte le projet de loi sur l'immigration et son dispositif controversé sur les tests ADN.
- 25 octobre : Sarkozy prononce le discours de clôture du Grenelle de l'environnement et s'engage à «mettre en œuvre» ces propositions.
- 4 novembre : visite au Tchad. Sarkozy rapatrie quatre hôtesses de l'air espagnoles et trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l'Arche de Zoé.
- 10/15 décembre : visite controversée à Paris du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
- 8 janvier 2008 : première grande conférence de presse. Sarkozy déclare qu'il ne peut vider «des caisses qui sont déjà vides» et veut supprimer la publicité sur les chaînes publiques.
- 15 janvier : pour la première fois selon un sondage, le président réunit plus d'opinions défavorables que de favorables.
- 23 janvier : Jacques Attali remet au président son rapport composé de 130 propositions visant à libérer la croissance. Certaines mesures, comme la libéralisation des taxis, suscitent la colère de la profession.
- 2 février : Nicolas Sarkozy épouse à l'Elysée, dans la discrétion, l'ex-mannequin Carla Bruni, avec laquelle il s'affichait depuis décembre.
- 13 février : le président veut «confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah».
- 23 février : au Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat invective un visiteur qui refuse de le saluer et lui lance : «Casse-toi alors, pauvre con».
- 9/16 mars : la droite subit un revers aux municipales et cantonales.
- 3 avril : Sarkozy annonce lors du sommet de l'Alliance Atlantique à Bucarest une possible réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan et confirme l'envoi de renforts militaires en Afghanistan.

Mais peut aussi noter que le gouvernement a mis en place un éphémère plan pour les banlieues ainsi que des franchises médicales qui vont transformer le fait de se soigner en un luxe... Enfin bref, vive la France!

# Posté le mercredi 23 avril 2008 19:33

Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:19

Le PS poursuit sa rénovation avec de nouvelles bases!

Le PS poursuit sa rénovation avec de nouvelles bases!
Le Parti Socialiste, toujours dirigé par François Hollande, vient de se donner un nouvel élan. Les dirigeants du parti ont décidé de soumettre de nouveaux principes aux militants. Petit retour sur une volonté à la fois de rupture et de changement.

Le PS a été fondé en 1905. Cette "révolution" est la cinquième dans l'histoire du parti. Le PS veut se donner un nouveau souffle pour mieux affronter les épreuves qui arrivent. Les spéculations et les accords vont bon train pour savoir qui sera le prochain premier secrétaire du PS. En tout cas, les candidats sont nombreux. On dénombre Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Julien Dray, Ségolène Royal et pourquoi pas des cadres comme Laurent Fabius ou bien encore Lionel Jospin et Bertrand Delanoë. Le PS doit surtout ne pas s'endormir après ses récentes victoires aux municipales. De plus, le parti principal de la gauche française doit comprendre quelle furent les raisons et les causes de son échec à l'élection présidentielle.

Bref, le programme est long... De mon côté, en simple passionné de politique, je me demande si le PS, grand parti démocrate, est encore et toujours un parti qui peut se définir comme socialiste. En effet, le PS sur de nombreux dossiers court derrière la droite. N'est ce pas un peu surprenant pour un parti qui se déclare comme étant dans l'opposition? Et bien non, puisque des femmes et des hommes de gauche n'ont pas hésité à franchir la frontière, qui tend à se rétrécir, entre la gauche et la droite.
Le 6 mai 2007, si j'avais eu 18 ans ou plus, j'aurais voté sans hésitation pour Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, j'assume et je suis prêt à faire le même choix. Je m'explique. Nicolas Sarkozy a été le seul à se montrer capable de diriger notre pays en défendant un programme clair, compétent et cohérent. Je ne vote pas aveuglément pour une étiquette ou pour un parti, je vote selon les programmes des uns et des autres. Ainsi, j'ai voté pour Bertrand Delanoë aux municipales.

En 2012, une nouvelle échéance présidentielle arrive. Si le PS est capable de mettre sur pied un programme honnête avec un candidat qui porte des valeurs de justice, de fraternité, d'égalité et d'espoir, je me dis prêt à voter pour lui. Le PS n'a pas de temps à perdre. Le chantier de sa rénovation dure depuis trop longtemps. Et pendant ce temps, des gens souffrent, des gens dorment dans la rue, des sans papiers qui travaillent vont se faire expulser. Où est l'opposition? Quand va t-elle comprendre qu'elle doit agir? Le PS est à la tête de 20 régions sur 22 et de la majorité des villes. Le PS doit assumer ses responsabilités et redevenir, enfin, socialiste...

# Posté le mercredi 23 avril 2008 18:14

Sarkozy, un an après! Que reste-t-il des belles promesses?

Sarkozy, un an après! Que reste-t-il des belles promesses?
Cela va bientôt faire un an que Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de la République par des français soucieux de faire avancer le pays qu'ils aiment tant. La campagne présidentielle me laisse un souvenir mémorable, parce que pour la première fois je me suis engagé pour l'avenir de mon pays. Nicolas Sarkozy a semé tellement de promesses... Aujourd'hui, je regarde en arrière, je ne regrette rien. Cependant, Nicolas Sarkozy est quelque peu revenu sur terre, en reconnaissant que les caisses sont vides. C'est malheureux mais les caisses sont vides depuis plus de 4 siècles. Et ce qui est encore plus malheureux c'est que nous sommes incapables de gérer notre dette publique... Enfin bref...

De plus, le chasseur Sarkozy a tiré les quelques cartouches qu'il avait avec le paquet fiscal, ce cadeau offert aux plus riches, et il se retrouve désormais nez à nez avec un lion avec le fusil mais sans les cartouches qui vont avec. Nicolas Sarkozy a l'air malin! Une diplomate britannique vient de reconnaitre qu'elle se méfiait du caractère imprévisible du président français. Nicolas Sarkozy a promis beaucoup mais sur le terrain, dans la réalité sociale, on ne voit pas beaucoup de changements, voire pas du tout. Les français avaient placé tellement d'espoirs et d'attentes dans cette élection, qu'ils se sentent aujourd'hui un peu désabusés et trahis. Le problème de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il veut tout faire... C'est bien mais quand on veut réformer un pays, il faut prendre le temps qu'il faut.

Nicolas Sarkozy est parfois un peu trop brusque. Entre Fillon et Sarkozy on ne sait plus qui est qui. On perd un peu le fil de l'histoire. Je ne regrette pas d'avoir milité pour celui qui est président de la République, mais aujourd'hui, je ne peux que constater les résultats trop faibles... Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il faut jeter la pierre à l'euro fort. Et puis, je reste un peu stupéfait de la façon dont il gère le gouvernement mais aussi comment il garde la main mise sur l'UMP. Le rappel à l'ordre de Nathalie Kosciusko-Morizet me laisse sans voix! A quoi cela sert-il de rentrer dans un gouvernement si ce n'est que pour fermer sa gueule?

Pour répondre à la question que je pose en titre de l'article: je dirais simplement que Nicolas Sarkozy est passé pour la carte de la dernière chance, un joker, et qu'il a fait jaillir un espoir sans précédent. Aujourd'hui, les français ne sont pas dupes, ils voient bien que les prix augmentent plus vites que les salaires... Je l'affirme à ceux qui ne le savais pas: Nicolas Sarkozy n'est pas un messie!

# Posté le jeudi 17 avril 2008 18:08

Parlons économie!

Parlons économie!
Après avoir réformé la justice, les régimes spéciaux de retraites, l'université, le gouvernement de François Fillon va, désormais, s'attaquer au budget de l'Etat. Pour 2007, le déficit public atteint 2,7% du PIB (alors que les critères de Maastricht nous imposent moins de 2,5%) et notre dette publique (total cumulé) est à près de 65% du PIB, soit cinq points de trop si nous voulions respecter les accords de Maastricht. Ne nous alarmons pas! La France n'est pas en faillite, et loin de là! Certes, nous ne respectons pas les objectifs que nous nous étions fixés. Mais si on compare notre situation avec celle constatée dans des pays qui subissent la même conjoncture que nous (Allemagne, Italie...), il y a de quoi se rassurer. L'Etat doit faire des économies.

J'estime qu'il est injuste qu'un député ayant fait deux législatures reçoive un salaire de député à vie. Je trouve quelque peu déplacé que les ministères explosent les budgets qui leur sont alloués au niveau des réceptions. Des économies sont possibles, encore faut-il en avoir les moyens et l'envie!

Et j'en profite pour donner une petite leçon d'économie à certains hommes politiques. La France n'est pas en faillite, la faillite est la situation dans laquelle on est incapable de rembourser ses dettes, or la France est un très bon emprunteur qui respecte ses engagements lorsqu'elle emprunte. Ensuite, on ne peut pas dire que si la France va "si" mal c'est de la faute de la faiblesse du dollar et du prix du baril de pétrole. De son côté, l'Allemagne connait la même conjoncture, et elle est championne du monde des exportations. Alors, je demande aux hommes politiques d'arrêter de faire des discours économiques simplistes et erronés. Merci!

# Posté le lundi 07 avril 2008 17:21

Que reste t-il de mai 68?

Que reste t-il de mai 68?
Près de 40 longues années après la "révolution" de mai 1968, qu'en reste-t-il aujourd'hui dans notre société? Où sont passés les slogans ravageurs comme "il est interdit d'interdire"? J'ai soutenu Nicolas Sarkozy durant l'intégralité de la campagne présidentielle. Le candidat Sarkozy promettait de tirer un trait sur l'héritage de mai 68, qui aurait, selon lui, ravagé les valeurs morales et intellectuelles de la France et des français. Mais Nicolas Sarkozy a oublié les enseignements et les apports, ô combien importants, qui ont découlé de mai 68.
Petit rappel des faits: mai 68 a commencé en mars 1968 à Nanterre par l'occupation par quelques centaines d'étudiants de la tour administrative de l'université. Celui qui va devenir le symbole de cette révolution, Daniel Cohn-Bendit, en profite pour semer ses idées et ses tracs.

Les étudiants réclament plus de libertés, moins de contraintes et ne se retrouvent plus dans le schéma un peu trop monotone de leurs parents. Ils admirent des icônes comme le Che en écoutant des chansons d'Antoine. La vie suit son cours et puis petit à petit le mouvement étudiant prend de l'ampleur. Ils bloquent les facs et les CRS, surnommés de SS à l'époque doivent agir avec retenue. Les médias vont jouer un grand rôle en diffusant le sort parfois révoltant subi par les étudiants et d'un mouvement minoritaire, on passe à mouvement national. L'opinion prend faits et causes pour les étudiants qui progressivement sont rejoints dans la rue par les ouvriers. La France est paralysée. Les grèvistes se comptent en millions. Mais... le général de Gaulle souhaite mettre fin à la chienlit... Il prononce un discours remarquable qui entraine une contre manifestation gaulliste sur les Champs Elysés. Après les accords de Grenelle, autour de Pompidou et de Balladur, les choses rentrent dans l'ordre grâce à des hausses de salaires.
Après les évènements de mai 68, Cohn Bendit, surnommé Dany le rouge, sera forcé de s'éxiler en Allemagne, il est aujourd'hui député européen.

Mai 68 n'a pas été un désastre, contrairement à ce que disent certains. Mai 68 a permis de gravir d'énormes marches. C'est à la suite de mai 68 que le divorce s'est banalisé, qu'on a vu émerger des lois sur l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) ou bien sur la contraception. Mais ce serait oublier les désordres moraux engendrés par mai 68. Le slogan "il est interdit d'interdire" montre bien les dessous de la chose. Une société qui fonctionne est celle qui réussit à s'imposer des règles, une conduite, des valeurs morales, une justice, des droits et des devoirs. De mai 68, il reste bien plus que des souvenirs...

# Posté le jeudi 03 avril 2008 18:51

Modifié le lundi 07 avril 2008 17:29

Bienvenue chez les cons!

Je suis indigné. Comment peut on en arriver là? Les supporters du Paris Saint Germain ne se fixent aucune limite et dépassent les bornes. Un peu comme Martin Luther King, j'ai un rêve, celui d'éjecter le racisme hors des stades de football et hors de la société. Le football et le sport en général sont censés porter des valeurs de partage, de respect et d'humilité.
Petit rappel des faits: aux enlentours de l'heure de jeu, peu après l'égalisation lensoise, une minorité de supporters du PSG, ceux qui sont connus pour être racistes, déploient une banderole longue de trente mètres. On peut y lire: "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis". Ce message honteux laisse sans voix.

Je trouve qu'il est dommage dans un pays comme la France, berceau des droits de l'Homme, que des individus en traitent d'autres avec mépris. Je constate depuis des années que le tissu social est en train de se rompre. Nous vivons chacun dans notre petite bulle. La région Nord Pas de Calais, dont Dany Boon pourrait être le porte-parole, a apporté, historiquement parlant, beaucoup à la France, comme l'ensemble des régions. Comme le chantait Pierre Bachelet, "Le Nord c'était les corons", chanson qui est aujourd'hui l'hymne des supporters de Lens. La France est une entité, une mosaïque de cultures, de différences, de savoirs, de spécificités... où chaque partie mérite le respect. Et ce que je trouve aussi dommage dans l'histoire, c'est que le club de la capitale va être sanctionné pour les méfaits d'une minorité de ses supporters. Sur le terrain, les joueurs se sont traités avec respect. A un moment Kevin Monnet-Paquet (Lens) souffrait de crampes et un joueur du PSG est venu pour l'aider. Les joueurs ont montré l'exemple. Malheureusement, certains supporters du PSG, minoritaires, prennent de mauvaises habitudes. Et j'espère que les sanctions seront prises contre ceux qui sont à l'origine de cette banderole et non contre le club, qui n'a pas à payer pour des abrutis qui donnent une image négative de ce qu'est le football à Paris!

Nicolas Sarkozy recevra dans la journée de mardi les dirigeants du Racing Club de Lens, d'après un communiqué de l'Elysée... A suivre mais l'affaire ne doit pas s'arrêter là. Comment expliquer cette haine à des enfants? La finale de la Coupe de la Ligue aurait du être un moment de fête et de communion entre joueurs et amoureux du football, au lieu de ça, des minorités racistes ont délivré un message de haine à l'encontre du meilleur public de France, celui de Lens.

# Posté le lundi 31 mars 2008 10:32