Immigration: pourquoi faire du chiffre?

Immigration: pourquoi faire du chiffre?
Cet article vise à dénoncer le caractère inhumain et incompréhensible des politiques nationales d'immigration menées aujourd'hui en France. Brice Hortefeux doit être fier de lui. Les expulsions de sans papiers ont augmenté, d'après le ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale (deux notions qui ne vont pas du tout ensemble), de 80%. Alors bien sûr, la France ne peut pas se permettre d'ouvrir ses portes à une immigration massive et sans borne, mais ici on parle de vies humaines, d'hommes, de femmes et d'enfants. On ne parle pas seulement de travailleurs volontaires pour venir faire les boulots qui restent à pourvoir. Derrière ces travailleurs, il y a des situations, des gens. Le gouvernement avait annoncé une étude au cas par cas... On en est bien loin, hélas! Aujourd'hui on ne rechigne pas à expulser des familles entières qui ont bien souvent réussi à s'intégrer, à trouver un travail mais aussi des logements et par dessus tout, ces personnes payent des impôts... Un véritable scandale au pays des droits de l'Homme. A l'heure où certains s'amusent à donner des leçons d'humanisme ou de droits de l'Homme à quelques pays, nous ferions mieux de balayer devant notre porte.

L'immigration n'est pas tabou, certes, mais ce n'est pas un jouet. C'est un instrument qui tôt ou tard va se réveler nécessaire et indispensable pour l'avenir de notre pays. Depuis toujours la France a connu des vagues d'immigration. Des polonais, des belges, des italiens sont venus travailler dur dans nos mines. Aujourd'hui ce sont des africains qui viennent remplir le vide des cuisines des restaurants. Nous avons besoin de l'immigration. Il faut arrêter avec ces slogans débiles et inutiles liés à l'immigration zéro. Manions ce sujet avec précaution. Nous sommes en 2008, alors cessons de voir les immigrés comme de vulgaires objets uniquement bons à vider nos poubelles ou bien à se faire exploiter par certaines entreprises qui ne reculent devant rien pour accroitre leurs profits... Je le répète, l'immigration est un sujet clé pour l'avenir. On en parle de plus en plus, certains, Nicolas Sarkozy en tête, veulent que l'Europe se dote d'une politique commune d'immigration...

Cessons d'avoir peur de l'immigration. Mais il ne faut pas perdre de vue une chose: plutôt que de se plaindre des conséquences de l'immigration, on peut aider financièrement les pays qui en ont besoin. Cela revient à prévenir plutôt que guérir. Mais c'est comme entre boire et conduire, il faut choisir. Et force est de constater que le gouvernement suit une ligne paradoxale entre les discours prononcés refletant le besoin d'une certaine dose d'immigration et les faits, des expulsions à la pelle. Je regrette que Brice Hortefeux se tienne à une politique de chiffres alors qu'une immigration plus humaine est possible...

Petite reflexion personnelle:
L'immigration est un passage nécessaire. Nous sommes bien contents d'y trouver une main d'oeuvre bon marché et volontaire. Aujourd'hui, le chômage n'est pas élevé, bien au contraire, il est au plus bas depuis 25 ans... De plus l'immigration, et plus précisement les vagues migratoires vont permettre le renouvellement des générations en France, cela va permettre le financement des retraites à une époque où nous allons connaitre le papy boom. Ensuite cela va creuser un fossé entre la France et d'autres pays d'Europe qui seront handicapés par une population vieillissante et avec en face de moins en moins d'actifs. Je me répète, l'immigration choisie, mais aussi l'immigration en général, est un bienfait pour la France.

Concernant l'intégration, cela me fait penser au choc des banlieues. Vous avez dû apprendre en Histoire qu'à la sortie de la seconde guerre mondiale une planification a été mise en place avec ses succès et ses maux. Parmi les maux on peut noter une politique sociale défaillante. En banlieue, à partir de 1945 on a construit ces immenses immeubles qui ressemblent à des clappiers pour des lapins. L'intégration, quand elle échoue, est la conséquence de l'immobilisme des politiques sociales qui refusent de toucher aux banlieues, lieu de concentration des populations immigrées... L'immigration est un bienfait car nous y trouvons notre compte. Elle permet aussi un mélange des cultures, des genres, des pratiques, des langues, des connaissances qui permet d'éviter le repli sur soi. Mais le danger de l'immigration est double. Il ne faut pas tomber dans la diabolisation de cette pratique et ensuite il ne faut pas perdre des yeux le communautarisme, grand danger... L'immigration devient un problème dès lors que les populations immigrées se replient sur elles mêmes et refusent de se tourner vers les autres. Je n'oublie pas non plus que ces populations font l'objet, parfois, d'un certain mépris...

# Posté le jeudi 19 juin 2008 18:14

Modifié le jeudi 19 juin 2008 20:08

François Fillon: un an au service des français!

François Fillon: un an au service des français!
François Fillon me laisse sans voix
Je crois que la France n'avait pas connu un tel chef de gouvernement depuis belle lurette. François Fillon a beau être discret, il n'en est pas moins efficace. J'ai regardé, peut être comme vous, le natif du Mans sur France 2 jeudi soir. Il a répondu aux questions d'Arlette Chabot avant de croiser les fers avec François Hollande lors d'un débat amical et animé. Au cours de cette émission, j'ai trouvé que François Fillon était à l'aise, répondant aux questions avec habileté, précision et montrant sa connaissance à la fois des dossiers et des problèmes des français. Le premier ministre a balayé de la main les rumeurs rappelant au passage que sous la cinquième République il n'est pas facile de mener un gouvernement. Il a aussi fait taire les mauvaises langues qui le voient être candidat à l'élection présidentielle en 2012, indiquant ainsi que sa seule ambition est le respect des engagements pris par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale.

Entouré d'une grande partie de ses ministres dans le public (Michel Barnier, Rachida Dati, Christine Boutin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Fadela Amara, Martin Hirsch, Xavier Bertrand...) il s'est montré sous un nouveau jour. Sous les yeux de sa femme, Pénélope, il a déclaré vouloir mettre en place le plus vite possible le RSA, Revenu de Solidarité Active, si cher à Martin Hirsch, à l'échelle nationale. Il a aussi expliqué pourquoi à ses yeux il n'était pas nécessaire de donner un petit coup de pouce au SMIC, qui est revalorisé deux fois par an par la loi. Il a expliqué les challenges que nous allons avoir à relever dans un avenir très proche : le défi des retraites, le trou de la sécurité sociale, l'enjeu écologique, le dossier européen avec la présidence française, l'assouplissement des 35 heures, la poursuite des heures supplémentaires... François Fillon a abordé tout les sujets avec application, sérieux et une certaine décontraction. Si Nicolas Sarkozy continue de me décevoir par ses effets d'annonce, généralement pas suivis d'applications, François Fillon continue de m'étonner et de me ravir. Le premier ministre a livré une bonne copie pour l'une de ses très rares apparitions dans les médias.

Il s'est défini comme un gaulliste social voulant développer une politique sociale efficace pour rompre avec l'assistanat qui soumet et qui enterre l'Homme. J'ai trouvé que François Fillon a été très pédagogue et très clair. Il s'est montré très convaincant. Un an après son arrivée à Matignon, il me fait dire que pour ce poste, Nicolas Sarkozy a fait le bon choix, pour une fois ! Je souhaite que François Fillon poursuive les réformes dont la France a tant besoin, il n'est pas nécessaire de retomber dans les pièges de l'immobilisme. Il est vrai que le paysage est beau mais ce n'est pas vraiment le moment de s'assoupir, le meilleur et plus dur est encore à venir ! Courage monsieur Fillon !

# Posté le lundi 16 juin 2008 12:59

La Turquie n'a pas sa place en Europe!

La Turquie n'a pas sa place en Europe!
La Turquie n'a pas sa place en Europe !
La Turquie a-t-elle sa place dans l'Union européenne ? Ne vous fatiguez pas, j'ai la réponse : non. La Turquie n'étant pas sur le continent européen, elle n'a pas sa place dans l'Union européenne. Et pourtant, la Turquie participe au concours européen de la chanson, l'Eurovision, et au championnat d'Europe des Nations de football qui a lieu en ce moment en Suisse et en Autriche. L'Europe est un espace de cultures, de libertés, avec des langues qui se ressemblent, avec une monnaie unique... Force est de constater que la Turquie n'est pas un espace de libertés, en tout cas en ce qui concerne les femmes. C'est un peu simpliste et réducteur mais la Turquie n'a ni la même culture ni la même histoire que nous. Sur un plan plus géographique, je rappelle à ceux qui l'auraient oublié, la Turquie n'a qu'un pied en Europe... Mais la majeure partie de son corps se situe en Asie mineure. Je ne tiens pas à avoir des frontières avec l'Irak ou avec l'Iran. L'Europe ce n'est pas l'Asie mineure. Le jour où la Turquie sera prête à faire des concessions sur le plan de la justice, des égalités entre les hommes et les femmes, et bien l'Union européenne fera un geste pour développer un pacte, une entente particulière, de la même manière que ce qui a été fait avec les pays du Maghreb.

Pour être franc, je préfère que le Maroc rentre dans l'Union plutôt que la Turquie, le roi du Maroc ayant fait une partie de ses études en Europe et au regard des relations étroites et amicales entre nos deux pays.
Si j'écris cet article c'est aussi avec un peu d'humour, étant un fan de football j'ai bien vu que la Turquie a éliminé la Suisse et la République Tchèque lors de l'Euro, deux pays qui eux sont en Europe... C'est marrant de se faire éliminer d'une compétition européenne par une équipe qui ne l'est pas... Enfin bref !

# Posté le lundi 16 juin 2008 12:41

Modifié le lundi 16 juin 2008 13:01

L'Europe pose un genou à terre

L'Europe pose un genou à terre
L'Europe pose un genou à terre
Après la paralysie infligée conjointement par les français et les hollandais en 2005, c'est au tour des irlandais de calmer les ambitions de l'Union européenne. Les irlandais, seuls à devoir se rendre aux urnes pour donner leur avis sur le Traité de Lisbonne, ont scellé le sort de l'Europe. Après avoir refusé le Traité de Nice, ils avaient fini par rentrer dans le rang en le ratifiant un an plus tard.

J'exagère parce que j'aime être fataliste et penser au pire. L'Europe n'est pas morte, l'Europe vit mais l'Europe est liée aujourd'hui à un sentiment d'incompréhension et d'égoïsme. Les citoyens européens ont l'impression que cette union n'est que commerciale et économique, ils ont l'impression que cette union accouche d'une souris. Ils ont l'impression, à tort ou à raison, que cette Europe ne répond pas à leurs attentes. Ils ont le sentiment d'être trahis et floués. L'Europe peut, c'est évident, continuer à fonctionner avec ses principes déjà existants. Les irlandais viennent de jeter un froid sur les ambitions de Nicolas Sarkozy à l'aube de la présidence française de l'Union européenne qui débute le 1er juillet. J'ai beau être un européen convaincu, je me demande s'il est nécessaire de poursuivre cette entente qui fait perdre de la souveraineté nationale à la France, qui lui impose des contraintes budgétaires et économiques. Je veux bine sûr montrer du doigt le Traité de Maastricht qui impose aux Etats membres d'avoir une dette inférieure à 60% du PIB et un déficit en dessous de la barre des 3% du PIB. Tout un programme. Je me pose la question suivante, une question un peu égoïste, avons-nous plus à gagner ou à perdre avec l'Union européenne. Où est l'intérêt de rester dans une union où chacun regarde non pas l'objectif commun mais son propre nombril ou bien son objectif personnel.

Jean Monnet, Konrad Adenauer et Robert Schuman doivent se retourner dans leur tombe en nous regardant. Les irlandais, tout comme les français et les hollandais en 2005, doivent porter la responsabilité de cet échec. Pour vivre dans une union, dans une communauté, pour vivre ensemble, chacun doit faire des concessions pour avancer. Les européens doivent arrêter de ne voir que leur nombril. Pour Nicolas Sarkozy ce vote, ce NON au référendum, est une très mauvaise nouvelle...

Petite reflexion:
Il est vrai que la France a, en 2005, rejetté la Constitution européenne. Ce NON au réferendum est beaucoup plus grave que celui des irlandais. Il est beaucoup plus grave d'un point de vue moral, en effet la France a dit non alors qu'elle fait parti des membres fondateurs de l'UE. On peut y voir là une forme de renoncement et d'incompréhension des français à l'égard d'une chose dont ils sont à l'origine. Pour les irlandais on peut être interloqué, l'Europe a apporté beaucoup à l'Irlande, qui d'ailleurs le reconnait aisément. Les irlandais doivent rester dans l'Union parce que son départ serait une forme d'impuissance, l'aveu d'un échec. L'Europe a connu d'autres crises, elle finira bien par se relever. Cela prendra le temps qu'il faudra! Soyons patients!

# Posté le lundi 16 juin 2008 12:24

Modifié le jeudi 19 juin 2008 20:17

Barack Obama sur la route de la Maison Blanche!

Barack Obama sur la route de la Maison Blanche!
Barack Obama se tient prêt à entrer des deux pieds dans l'Histoire des Etats-Unis. A l'issue d'une lutte acharnée et sans merci avec sa rivale Hillary Clinton, Barcak Obama est ressorti gagnant cette nuit. Le sénateur de l'Illinois représentera donc les couleurs du parti démocrate à l'élection présidentielle de novembre. Le natif d'Hawai sera opposé à John McCain, républicain. Ces deux adversaires n'ont pas attendu d'en être arrivés là pour se lancer des flèches empoisonnées. Enfin bref!
McCain ou Obama? C'est un duel historique. L'un des deux rentrera dans l'Histoire. Barack Obama, tel Martin Luther King, a fait le rêve de devenir le premier président noir des Etats-Unis. De son côté, le soldat McCain pourrait devenir à 72 ans le président le plus âgé à accéder à la Maison Blanche.
La lutte s'annonce d'ores et déjà acharnée et pimentée. Ni l'un ni l'autre ne fera des concessions. Obama et McCain sont prêts à tout pour accrocher leur rêve.

C'est avec beaucoup de regrets et de tristesse que je me résigne à soutenir Barack Obama, c'est un choix par défaut puisque Hillary Clinton a été défaite. Barack Obama incarne le changement dans un pays terriblement habitué à ce genre de slogan populiste dont les démocrates sont les maîtres d'oeuvre depuis plusieurs années. Je soutiens donc, un peu navré, Barack Obama et j'espère que Hillary Clinton en fera de même pour l'avenir du parti démocrate, pour l'union parce que l'union fait la force. Je suis un peu déçu, forcément quand on sotient quelqu'un qui perd on ne peut pas être heureux. Cependant, je pense que Barack Obama n'a aucune chance face à John McCain dans un pays, les Etats-Unis, à la fois conservateur et raciste. Je lui souhaite bonne chance mais je ne fais que très peu d'illusions quant à son sort en novembre prochain. Mais après tout, qui sait? Tout est possible parce que la route qui mène à Washington est à la fois encore très longue et semée d'embûches...

# Posté le mercredi 04 juin 2008 05:08

Les socialistes se trompent ils de combat? Le PS passe t-il après le destin des personnes?

Les socialistes se trompent ils de combat? Le PS passe t-il après le destin des personnes?
Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Julien Dray... le combat s'annonce serré et sans merci. Le PS est dans les starting blocks, les socialistes sont tous prêts à sortir les armes, ils sont prêts à allumer le feu, l'allumette dans la main. Le PS veut amorcer sa rénovation, une sorte de grand changement. Mais au bout du compte, la montagne accouchera d'une souris. Les socialistes s'accordent tous sur un mot d'ordre: il faut recadrer le parti, le moderniser, l'adapter au monde du XXIème siècle. Le temps presse. Oui mais, c'est très bien de vouloir moderniser le parti, quitte pourquoi pas à changer de nom, mais il reste à savoir quels moyens et quelles méthodes il conviendrait d'employer. Le PS mérite mieux que ces débats stériles pour savoir s'il faut être ou non libéral, et quel sens donner à ce mot.

Le rôle du PS n'est pas de marcher dans les pas de la droite en se limitant à une opposition frontale débile, puérile et sans issue. Le rôle du PS est ailleurs. Le PS doit devenir ou redevenir une sorte de boîte à idées. Le PS doit proposer une alternative à la politique menée par le gouvernement de François Fillon. Au lieu de ça, les socialistes embarquent dans une galère pour savoir qui prendra la place du calife François Hollande. Ils veulent être calife à la place du calife. Et pendant ce temps, le côut de la vie augmente, le pouvoir d'achat est en berne, le moral des français est dans les chaussettes, les déficits et la dette continuent de se creuser. Bref tout va bien! Les socialistes se trompent de combat. Les français se moquent de savoir qui sera le prochain premie secrétaire du PS, ils demandent des solutions pour arrêter de payer des sommes folles lorsqu'ils font le plein d'essence ou lorsqu'ils font leurs courses. Mais sur ces sujets, les socialistes ne bougent pas et plus grave, on ne les entend. A croire qu'ils n'ont pas d'idées.

Le PS doit se concentrer sur les problèmes des français. L'avenir du socialisme en France passe avant les querelles et les destins des personnes. Le PS est un parti de courants. Il s'agira pour le successeur de François Hollande de les unir. Le travail s'annoce intense. Il faudra aussi mettre sur pied un projet socialiste et un homme ou une femme qui soit capable d'incarner ce message et plus important, d'y croire dur comme fer. Le PS doit changer, s'adapter au monde du XXIème siècle, comprendre les raisons de ses récents échecs électoraux afin de ne plus répéter. Je n'écris pas cet article pour donner des leçons ou pour imposer une méthode ou un secret que je ne connais pas...

Royal-Delanoë, le duel fratricide aura t-il lieu? Pourra t-on éviter les querelles de personnes ou bien les mettre entre parenthèses pour se tourner vers l'avenir? Le PS, qui pleure encore François Mitterrand, va t-il enfin s'atteler à lui trouver un héritier? Le PS va t-il enfin écouter les problèmes des français et trouver des solutions? Le PS va t-il continuer à laisser le monopole des idées à la majorité? Nous le saurons dans les semaines à venir...

# Posté le mercredi 28 mai 2008 16:43

Modifié le lundi 16 juin 2008 13:09

Nicolas Sarkozy va t-il laisser respirer François Fillon?

Nicolas Sarkozy va t-il laisser respirer François Fillon?
Nicolas Sarkozy a été élu avec un programme, des idées, des projets pour la France. Ce projet d'avenir c'est François Fillon qui avait été chargé de le mettre sur pied. En matière de séparation des pouvoirs, la Constitution est à la fois très claire et très floue, et les hommes politiques aiment entretenir ce paradoxe. La constitution décrète que le premier ministre doit conduire et mener la politique de la Nation. Si on s'arrête là, seul Jacques Chirac et les cohabitations ont respecté les règles dictées par la Constitution. François Fillon a des allures de chef d'Etat. Au moment de défendre l'envoi de troupes en Afghanistan, François Fillon a revêtu le costume de chef de l'Etat, car c'est ce dernier qui est le chef des armées.

François Fillon est en tournée mondiale, la semaine dernière au Pérou, aujourd'hui au Danemark et prochainement en Lituanie. Et pendant ce temps, Nicolas Sarkozy consulte les syndicats, réunit les ministres autour de lui à l'Elysée. François Fillon est marginalisé et mis hors-jeu, pour reprendre une expression sportive. Pour reprendre une expression du général de Gaulle, François Fillon en est réduit à inaugurer les chrysanthèmes. Il y a de quoi s'impatienter. Mercredi, le chef du gouvernement était l'invité du journal de France 2 de David Pujadas. François Fillon a insisté avec calme et détermination sur le fait que ses relations avec le chef de l'Etat sont au beau fixe.

Mais celà est-il si vrai? Est-ce vraiment l'entente parfaite entre Fillon le discret et Sarkozy l'hyper actif? Un journal a récemment titré: "Pourquoi ils se détestent" en parlant du couple Sarkozy-Fillon. Sommes nous à l'aube ou à la veille d'un divorce entre les deux hommes? La France va prendre le 1er juillet la présidence de l'Union européenne pour 6 mois, il est fort pensable qu'un remaniement ministérielle ait lieu dans la foulée. François Fillon, asphixié, risque de payer les pots cassés. J'aime beaucoup François Fillon parce que c'est un homme qui a pris conscience des difficultés de la France, qui est calme, persévérant, volontaire, engagé et à l'écoute. Nicolas Sarkozy a fait le choix de la raison en le nommant premier ministre, en le renvoyant de Matignon, il ferait celui de la folie. François Fillon est le plus apte à mener les réformes dont notre très cher pays a besoin. Pourquoi? Tout simplement parce que Fillon ne court pas après une quelconque carrière politique.

Nicolas Sarkozy doit apprendre à écouter ses ministres parce qu'ils sont là pour donner leurs avis sur des sujets qu'ils maitrisent mieux que lui...

# Posté le vendredi 23 mai 2008 14:00

Avenir, dette, promesses non tenues et le reste!

Avenir, dette, promesses non tenues et le reste!
Nicolas Sarkozy a été élu il y a à peu près un an en proclamant haut et fort qu'il ne décevrait pas et qu'il ne trahirait pas. A t-il réussi? J'en doute fortement. Les sondages sont au plus bas, les dépenses publiques, toujours aussi mal tenues, sont à la dérive et le mot est faible. Entre les français et le chef de l'Etat c'est le désamour. Après avoir surfé sur la vague du succès, Nicolas Sarkozy est en train de s'échouer et la France avec. Ne noircissons pas le tableau, c'est vrai qu'il reste encore 4 ans et c'est peut être ça le plus dur. 4 ans à contempler le paysage et à se dire que l'homme providentiel a raté son grand rendez vous avec les français. Nicolas Sarkozy me déçoit. J'attendais, un peu naïf, mieux.

L'aveu fait début janvier par le chef de l'Etat comme quoi il ne pouvait pas vider des caisses qui étaient déjà vides m'a fait revenir sur terre. Je m'imaginais que la politique était un moyen de changer la vie, de faire rayonner le soleil dans nos existences. J'ai été trop naïf. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir la gueule de bois tellement ma déception va en grandissant. Je me rassure en me disant que les choses pourraient être pire (si, si tout est possible, ne l'oubliez pas!). Je me rassure en me disant que Nicolas Sarkozy était le seul choix possible à faire les 22 avril et 6 mai 2007. Je me rassure aussi en me disant que les mauvais sondages ne sont pas forcément des mauvais signes.
En effet, les politiques qui remettront la France sur le droit chemin ne sont pas populaires. Schröder en sait quelque chose, il a réformé l'Allemagne, il en a payé le prix politiquement et aujourd'hui Merkel récolte les fruits de ce travail.

Longtemps j'ai cru que Nicolas Sarkozy faisait figure d'homme providentiel, de sauveur. Je me suis foutu le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Sarkozy est un autre Chirac, sur le plan intérieur bien sûr, mais en plus jeune et en plus petit aussi! Faute de moyens, le plan pour les banlieues et le RSA ont été reportés, deux politiques sociales fortes. Le problème c'est que nous n'arrivons toujours pas à maitriser nos dépenses publiques. Trop de gâchis conduisent le gouvernement et l'Etat à faire des concessions qui tôt ou tard vont provoquer des catastrophes. Le gouvernement, à cause du paquet fiscal, joue avec le feu. Je laisse à ces amateurs le soin de corriger le tir et de me faire changer d'avis.

Mais encore une fois sous la Vème République, nous avons élu un menteur. De Gaulle avait promis que l'Algérie resterait française, Giscard a fait campagne pour moderniser la France, Mitterrand, homme de droite, s'est fait élire avec un programme de gauche et Chirac a joué sur le thème de la fracture sociale. Ils ont tous menti, tous trahi et Sarkozy ne déroge pas à la règle. Reste à savoir ce que va devenir ce blog car si Sarkozy me lasse et me déçoit, j'en beaucoup d'idées en commun avec lui mais je n'adhère plus à sa façon de les défendre.

# Posté le lundi 12 mai 2008 18:06

Vive l'Europe, l'éloge de nos racines!

Vive l'Europe, l'éloge de nos racines!
C'est avec un peu de retard que je publie cet article, la fête de l'Europe ayant eu lieu le 9 mai dernier. Pour l'occasion Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, était l'invité du Grand Journal de Canal +. Sur le plateau, la chaine cryptée avait convié une pléiade de journalistes étrangers venus donner leurs avis sur un pays, la France, qui prendra le 1er juillet prochain le relais en présidant l'U.E pour 6 mois.

L'Europe est une chance et je dirais même un rempart pour que la mondialisation qui nous guêtte ne devienne pas un piège. La France est de retour en Europe. Conjointement Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont réussi à donner un nouvel élan à la communauté européenne par le biais du Traité de Lisbonne, ratifié par les 27. Je suis un européen convaincu, je pense que mes lecteurs l'ont compris depuis bien longtemps. Aujourd'hui, l'Europe est en voie de rétablissement après la paralysie provoquée par les NON au référendum sur la Constitution en 2005 en France et aux Pays-Bas. L'Europe est relancé.

Après la seconde guerre mondiale, il était nécessaire de relancer la coopération, la fraternité, l'entente et l'amitié entre les pays de l'espace européen. Aujourd'hui Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et les autres sont les dignes héritiers des Schuman, Adenauer, Monet et autres. En 1957, les premières briques de l'Europe avaient été posées avec un Traité fondateur et fédérateur, celui de Rome. Petit à petit, les pays qui manquaient à l'appel ont décidé de rejoindre la France, la RFA, les Pays-Bas, l'Italie, la Belgique et le Luxembourg à bord du voilier européen. Aujourd'hui, ce voilier est devenu un paquebot qui vogue contre vents et marées proposant une alternative à l'hyper puissance économique et commerciale des Etats-Unis. J'entends certains me dire que la France s'est faite avoir dans l'Union. J'entends. L'Europe n'a pu se construire qu'au prix de sacrifices et de compromis. La France, comme les autres, a dû corber l'échine à certains moments. Ce n'est que plus normal lorsque nous sommes 27 au gouvernail, nous voulons tous atteindre le même but mais pas par le même chemin.

Alors, oui je le dis haut et fort: vive la France mais aussi vive l'Europe, espace de cultures, d'amitiés et de libertés. La liberté, parlons en! Avec les accords de Schengen, en 1995, les barrières douanières ont été levées au sein de l'UE, ce qui rend libre la circulation des marchandises, des hommes et des capitaux.
Je comprends très bien les égoïstes qui ne regardent que les intérêts de la France. Cessons de ne ragarder que notre nombril. L'avenir de la France est en Europe. ET pour avancer, l'Europe a besoin de la France. Nos avenirs sont liés.

J'entends aussi des critiques autour de l'euro. L'euro est une protection de plus que l'Europe s'est donnée dans la perspective d'un grand bouleversement mondial. L'euro est un bienfait. On ne peut pas faire l'amalgame entre hausse des prix et arrivée de l'euro, n'est ce pas monsieur Sarkozy. Si les prix augmentent à la caisse, c'est parce que les prix des matières premières augmentent. Laissons l'euro en dehors de ces histoires.
Aujourd'hui, je contemple l'Europe avec satisfaction et que vois-je? Des pays unifiés, solidaires, avec une monnaie unique, des institutions, des cultures et des langues différentes, avec un hymne commun, un concours de la chanson... et ce désir d'avenir.
Vive l'Europe!

# Posté le lundi 12 mai 2008 17:42

Modifié le mardi 13 mai 2008 06:43

Israël, 60 ans de violence!

Israël, 60 ans de violence!
Le 14 mai prochain nous allons fêter les 60 ans de la création d'Israël, l'histoire d'un gachis et d'une paix promise toujours attendue. La création d'Israël, le 14 mai 1948 avec David Ben Gourion, veut faire en sorte d'oublier mais surtout de réparer le destin tragique des juifs pendant la seconde guerre mondiale, une sorte de génocide envers le peuple juif. Mais aujourd'hui, on ne peut que constater les dégats. Juifs et palestiniens se répondent par la violence. Et pourtant, même si les guerres de 1967 et 1973 ont fait des ravages, cette région du monde a longtemps cru que l'heure de la paix était venue lorsque grâce à la volonté de Bill Clinton, alors président des Etats-Unis, Yasser Arafat et Rabin se rencontrent et se tendent la main.

Pour la première fois, un représentant palestinien et un autre israëlien accepte de se rencontrer et de signer des accord devant alors aboutir à un processus de paix. Oui mais, Rabin, qualifié de traitre par certains israëliens est assassiné en 1995, quelques années après les accords d'Oslo qui devaient conduire juifs et arabes à faire la paix. Depuis 60 ans, la situation au Proche Orient va en se dégradant. D'un côté, les juifs revendiquent le droit de bénéficier d'un Etat et de l'autre les arabes veulent récupérer les territoires qu'on leur a volé pour créer Israël... L'ONU a toujours essayé de trouver la paix, les Etats-Unis ont tenté d'instaurer une entente entre israëliens et palestiniens...

# Posté le dimanche 11 mai 2008 18:22

Modifié le lundi 12 mai 2008 17:44