Crise financière: le monde broie du noir

Crise financière: le monde broie du noir
La crise financière qui dévaste le monde n'a pas un caractère à faire rire, ce qui est drôle ce sont les déclarations de nos hommes politiques. A les entendre, c'est la fin du monde, la fin des haricots, la mort du capitalisme, une deuxième crise de 1929... Bref tout y passe. On peut entendre François Fillon dire haut et fort que cette crise est semblable à celle de 1929, qu'elle va avoir un impact désastreux sur l'activité économique mais il dit aussi qu'il n'y a pas de quoi s'affoler. Quel paradoxe!

Petite leçon d'Histoire: la crise de 1929!
En 1929 le monde est en pleine reconstruction et en plein boom économique, la confiance règne si bien qu'un système de prêt est mis en place à la Bourse de New York pour permettre aux particuliers d'acquérir des actions. Le cours de la Bourse ne cesse d'augmenter jusqu'au jour où l'on se rend compte qu'il y a un fossé entre les réalisations des entreprises et le cours des actions. Un vent de panique se lève, tout le monde veut vendre, les banques ne reverront plus l'argent qu'elles ont prêté, les crédits sont limités... Bref c'est la crise.

Aujourd'hui, on peut faire un parallèle entre la crise de 1929 et celle qui nous frappe actuellement. La crise actuelle vient du fait que des grandes banques ont prêté de l'argent à des gens incapables de rembourser pour que ces derniers puissent acheter des logements.
Alors aux Etats-Unis c'est la pagaille. Henry Paulson, le monsieur économie de l'administration Bush, a taillé un plan de 700 milliards de dollars pour venir en aide à l'économie américaine mais à quelques semaines des élections les sénateurs et la Chambre des représentants refusent de voter des mesures très peu populaires.

En France notre président a pris la crise à bras le corps, il a reçu hier à l'Elysée les dirigeants des principales banques et assurances de l'Hexagone. Le gouvernement et la Caisse des Dépôts alors que les caisses sont vides ont injecté près de trois milliards d'euros dans Dexia pour l'empêcher de couler.
En France toujours, pour faire face à la crise et pour avoir plus de sécurité, les français penchent pour le livret A. Ils n'ont pas tardé à mettre leurs sous à l'abris. Mais rassurons nous, cette crise ne va pas nous empêcher de vivre, de nous lever le matin pour aller travailler. Mais cependant, ne sous estimons pas cette crise qui va avoir un impact significatif sur notre croissance, sur notre chômage et sur l'ensemble de notre économie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 09:59

Crise financière: le capitalisme est-il au bord du précipice?

Crise financière: le capitalisme est-il au bord du précipice?
La crise financière qui a vu le jour aux Etats-Unis il y a plus d'un an est en train de s'étendre progressivement en Europe et les conséquences sur l'économie qui vont avec. Hier, Nicolas Sarkozy était en déplacement à Toulon dans le Var pour y prononcé un discours sur l'économie. Le chef de l'Etat s'est montré alarmiste. Il en a profité pour annoncer le pire et mettre tous les maux de l'économie sur le compte de la crise financière. Nicolas Sarkozy n'a pas caché la vérité aux français, la crise financière va avoir des conséquences sur le chômage, sur la croissance et sur notre pouvoir d'achat.

Aujourd'hui l'INSEE a annoncé que le chômage avait encore augmenté. Le gouvernement a prévu d'organiser une réunion de crise. Ce soir, Eric Woerth, ministre du Budget, était l'invité du journal de France 2 pour présenter le projet de finance pour 2009. Le gouvernement table sur une croissance de 1% en 2009, et il a pour la première fois reconnu que les objectifs en matière de dette et de déficits ne seraient pas tenus d'ici à 2012. Bref, tout va mal! Aux Etats-Unis, un plan évalué à 700 milliards de dollars est en train d'être mis en oeuvre mais il marche sur la tête puisqu'il prévoie de nationaliser des institutions bancaires alors que dans le même temps, des américains craignent pour leurs biens immobiliers. En France, les caisses sont vides parce que notre culture fait en sorte que l'on pense que la politique est plus forte que l'économie.

En France, on pense que la politique est sur puissante. Nicolas Sarkozy, à Toulon, s'est montré interventionniste, lui qui se vante de ne jamais avoir été de gauche. En France, on ne peut pas voir plus loin que le bout de son nez. Je crois que le paquet fiscal est en train de nous mettre dans une situation catastrophique. Aujourd'hui, notre gouvernement s'endette et dépense toujours plus pendant que nos voisins n'ont aucun mal à trouver les ressources nécessaires pour faire face à la crise.

A Toulon, Nicolas Sarkozy a promis le retour de l'Etat pour protéger les français de la crise. C'est un mal français. Mais avec quel argent? Le jour où le chef de l'Etat nous annonçait qu'avec Carla c'était du sérieux, il nous confiait aussi que les caisses étaient vides. C'est bien là le problème... Nicolas Sarkozy n'a pas fait preuve de démagogie, il a dit les choses comme elles sont. Mais je crains encore qu'il y ait une rupture entre les paroles et les actes. Nicolas Sarkozy va t-il profité de la crise pour faire passer des réformes peu populaires au nom de la patrie en danger?

Nicolas Sarkozy veut refonder le capitalisme, n'est-ce pas là un mot d'ordre du Parti Socialiste et de la gauche? Nicolas Sarkozy a prononcé un discours d'homme de gauche à Toulon, mêlant protectionnisme et interventionnisme. Nicolas Sarkozy s'est présenter en justicié prêt à punir les coupables jugés responsables de la déchéance du capitalisme moderne... Affaire à suivre mais cette crise ne va pas s'arrêter là, le pire est devant nous, il n'y a qu'à voir les moyens mis en oeuvre par le gouvernement américain et l'impact de la crise sur le déroulement de la campagne présidentielle US.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 17:44

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 10:01

Le Pape est en France!

Le Pape est en France!
Le Pape Benoit XVI a été accueilli par Nicolas Sarkozy et son épouse à Orly vendredi matin avant d'être reçu au palais de l'Elysée. Vendredi matin, on pouvait suivre sur France 2 les discours sans fausses notes du chef de l'Etat et du saint père. Nicolas Sarkozy a défendu une idée qui lui est chère, celle de la laïcité positive. Cela revient à dire qu'il faut que notre société soit tolérante à l'égard des croyances des uns et des autres. Le Pape est donc à Paris, il a prononcé un discours destiné aux jeunes depuis la cathédrale Notre Dame de Paris et puis samedi matin il célèbrera une messe sur l'esplanade des Invalides et dimanche il rejoindra Lourdes pour fêter les 150 ans des apparitions de la Vierge Marie.

La religion peut apporter des valeurs, donner un sens à une vie, je pense aux prêtres, aux rabbins, aux imams, aux moines et aux bonnes soeurs qui font le sacrifice de toute une vie au nom d'un espoir et de croyances. Il ne faut pas oublier que le Pape avant d'être le porte parole d'une religion et d'un mouvement spirituel est le chef de l'Etat du Vatican. Il ne faut pas négliger les valeurs liées à la religion. Dans la vie pour avancer il faut avoir des valeurs, des principes, des codes et se fixer des règles. Et je crois que la religion aide l'homme à devenir quelqu'un, la religion aide l'homme à se former.

Je ne souhaite pas faire l'apologie de la religion. Cependant les grands guides des différentes religions sont là pour nous donner des messages. Ces messages ne sont pas exclusivement religieux. Ces messages peuvent être autour d'une certaine idée de la société, du capitalisme, de l'environnement... Croire c'est se donner un horizon. Et comme le dit l'adage, l'espoir fait vivre! Le Pape, tout comme le dalai lama, a un charisme exceptionnel et ses messages sont relayés par tous les médias. La religion livre une vision du monde.

Mais attention, le cas des intégristes et des extrémistes pose problème dans la mesure où on ne peut pas systématiquement les marginaliser et les stigmatiser. La religion catholique compte en son sein des intégristes mais je refuse de leur jeter la pierre, ils ont des façons de prier ou d'organiser la messe qui divergent avec la plupart des catholiques. La religion musulmane compte aussi des intégristes. Il ne faut ni condamner ni valoriser ceux qui croient. La religion est aussi un mode de vie. Les musulmans connaissent le ramadan. Mais les religions se doivent de vivre les unes avec les autres.
ET les français se déclarent à 60% catholiques...

«La foi n'est pas politique et la politique n'est pas une religion»
Benoit XVI

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 22:19

La vraie fausse unité de l'UMP

La vraie fausse unité de l'UMP
Mais à quel jeu jouent les partis politiques ces dernières semaines? Ils essayent de colmater les brèches et de paraitre unis. Attention aux apparences. Si le PS ne peut pas s'éviter de se montrer divisé, guerre des chefs oblige, le MoDem de son côté monte au créneau pour dénoncer les manoeuvres du chef de l'Etat... et l'UMP dans tout ça? L'UMP a perdu près de 100 000 militants en un an... Alors forcément ça calme. A l'UMP aussi il y a une guerre des chefs, les socialistes n'ont pas le monopole! Patrick Devedjian fait de plus en plus figure d'un condamné à mort en sursis.

L'UMP avait un chef charismatique, Nicolas Sarkozy, ce chef est devenu Président de la République et aujourd'hui les quelques leaders potentiels se battent pour donner du sens au parti et pour hériter de sa direction. Le but d'un parti de droite est de faire réussir un homme ou une femme et une fois que cette personne hérite des fonctions de responsabilité, le but du parti est de soutenir ce personnage. Le but proclamé de l'UMP est donc d'encourager Nicolas Sarkozy et de se montrer uni autour de sa personne. Vaste programme. Ces derniers jours, le parti de la majorité présidentielle tenait son université d'été à 70 kilomètres de la Rochelle, là où les socialistes avaient tant bien que mal essayé d'enterrer la hache de guerre, dans une autre station balnéaire, Royan avec une mission et un mot d'ordre.

La mission consiste à soutenir coûte que coûte le chef de l'Etat dans ses démarches et le mot d'ordre c'est l'unité. A l'UMP les motifs de discorde sont nombreux: necessité ou non du fichier Edvige, prolongation du système des bonus-malus voulu par Jean-Louis Borloo, présidence du Sénat, direction du parti, combat avant les régionales... Pour apparaitre unis, les leaders de l'UMP ont donc dû en passer par quelques sacrifices et par une belle opération de communication mais attention aux apparences. Et une nouvelle fois c'est Nicolas Sarkozy qui est monté en première ligne pour avertir ses troupes. Il a convoqué les trois ministres parisiens, Jégo, Pecresse et Karoutchi, qui se disputent pour prendre la place de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région... et Nicolas Sarkozy a également téléphoné à bon nombre de cadres du parti pour semer des messages d'amour et d'entente...

A l'UMP tout le monde y est gentil et beau. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. On a ainsi pu voir à Royan Devedjian et Morano danser ensemble, Morano a été portée par la foule telle une star de rock... Bref ce fut le bal des hypocrites! Et les socialistes ne sont pas tomber dans le panneau... Après avoir critiqué le PS pour ses divisions internes, l'UMP n'avait d'autre choix que de se montrer unis pour prendre le contre pied. En gros François Fillon a pu résumé la situation en faisant un parallèle entre le PS et l'UMP, et ça donne des discours du type: "ils sont divisés, nous sommes unis, ils n'ont pas d'idées, nous en avons"...

Les hommes politiques ont sans cesse ce besoin de se comparer avec autrui pour se donner de la crédibilité mais les français sont juges et ils sont assez grands pour savoir quoi penser!

# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:48

Nicolas Sarkozy: les copains d'abord!

Nicolas Sarkozy: les copains d'abord!
La Justice française est-elle en panne? Est-elle à deux vitesses? Nicolas Sarkozy est censé assuré par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et il est censé garantir l'indépendance de la Justice. Voilà ce que dit la Constitution mais depuis le 6 mai 2007, le chef de l'Etat n'en fait qu'à sa tête et il applique les règles à sa guise.

L'affaire Christian Clavier aura décidement fait beaucoup de bruits. Que s'est il passé? Des nationalistes corses ont osé s'introduire dans le jardin de l'acteur, ils ont quelque peu saccagé les lieux et ont jeté un nain de jardin dans la piscine. Bref, trois fois rien, pas de quoi faire un fromage. Oui mais voilà, on apprend que Monsieur Rossi, chargé de la sécurité de l'Ile de Beauté a été muté brusquement vers d'autres cieux. Or, c'est le gouvernement qui est chargé de nommer les hauts fonctionnaires, donc cette mutation brutale est l'oeuvre du gouvernement et donc du ministère de l'Intérieur.
Mais quelque part, on a pu vérifié que la sécurité n'est pas respectée en Corse alors il faut bien sévir mais de là à virer ceux qui sont chargés de nous défendre... Cette mutation est l'aveu d'une impuissance.

Ce que je regrette c'est qu'au fond en France il y a une justice à deux vitesses. Il y a une justice pour ceux qui ont les moyens de payer, d'être correctement défendu et puis il y a une justice pour les autres. C'est du joli au pays des Droits de l'Homme. Ce que je regrette c'est que beaucoup d'affaires ne sont pas bouclées par manque de preuves et que lorsqu'on a des pistons on peut arriver à ses fins.

Et puis on peut parler de Bernard Tapie qui aurait bénéficié de l'aide de Nicolas Sarkozy lors du procès qu'il a intenté contre son ancienne banque, le crédit lyonnais.
Depuis trop d'années l'immobilisme nous guettait. J'avais espéré que Nicolas Sarkozy et Rachida Dati allaient pouvoir redonner une justice ferme, équitable et qui met les français sur le même pied d'égalité. Mais je m'aperçois que Rachida Dati fait plus souvent la une des journaux comme Public ou Closer qu'un travail efficace pour redonner le sentiment qu'il y a une justice en France!

# Posté le lundi 08 septembre 2008 07:00

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 12:29

François Bayrou, l'opportuniste

François Bayrou, l'opportuniste
Décidement, François Bayrou aime bien avoir le cul entre deux chaises, il aime bien regarder vers la droite mais aussi vers la gauche en reniflant un éventuel accord qui lui permettrait de devenir Calife à la place du Calife. En ce moment les hommes politiques qui composent l'opposition se battent et se livrent un duel sans merci pour devenir le premier opposant de Nicolas Sarkozy. Quel duel ridicule et enfantin. François Bayrou, toujours dans les bons coups, a essayé ce week end en clôture de l'université d'été de son parti, le MoDem, de tendre la main aux socialistes pour qu'en 2012 il y ait un front d'hommes et de femmes soudés contre la politique de Nicolas Sarkozy.

Je plains François Bayrou qui très honnêtement doit être en train de se taper sur les doigts. Il doit être très amer de ne pas avoir soutenu Ségolène Royal le soir du premier tour. Ce soutien quelque peu opportuniste et hypocrite lui aurait permis de tutoyer les sommets du pouvoir et surtout d'éviter de se ranger dans le camp de l'opposition. Mais je ne vois pas comment le MoDem, qui ressemblent plus un parti de cadres qu'un parti de masse, pourrait un jour accéder aux responsabilités politiques de grande ampleur. Je crois que François Bayrou souffre d'un grand mal, tout comme les socialistes. Ce mal c'est de ne pas avoir d'idées. La seule idée qu'ils peuvent afficher haut et fort est leur différence à Nicolas Sarkozy.

Je trouve cela grotesque. En politique il faut savoir être soi même au lieu de sans cesse se définir comme différent de telle ou telle personne. Nicolas Sarkozy est chef de l'Etat, les socialistes se divisent pour succéder à François Hollande et François Bayrou essaye tant bien que mal de crédibiliser son mouvement démocrate. C'est bien beau de dire que Nicolas Sarkozy mène une politique injuste ou qui va conduire la France droit dans le mur, mais ce que les français attendent ce sont des débats d'idées et non des petites phrases. Au moins on sait que le cavalier solitaire qu'est François Bayrou et le gang des socialistes n'approuvent pas ce que fait le gouvernement mais on attend toujours ce qu'ils proposent.

Le problème de François Bayrou c'est d'être opportuniste. Cet opportunisme l'empêche d'avoir des idées à lui. Alors il va à la pêche à gauche et à droite pour plaire. En quelque sorte Monsieur Bayrou est un fin démagogue.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 06:44

Modifié le lundi 08 septembre 2008 08:50

Edvige: l'inquiètant projet du ministère de l'Intérieur

Edvige: l'inquiètant projet du ministère de l'Intérieur
Des voix, de plus en plus nombreuses, jusqu'au sein du gouvernement, s'inquiètent du nouveau fichier national recensant les personnes susceptibles de «porter atteinte à l'ordre public». Le point sur les dispositions qui font débat.

Qui est Edvige ? Edvige est l'acronyme de «exploitation documentaire et valorisation de l'information générale». Ce fichier est né d'un décret en date du 1er juillet 2008. Edvige est officiellement, une simple «reprise» des fiches déjà mises en place par les Renseignements généraux. Il résulte de la fusion des RG avec la direction de la surveillance du territoire (DST). Il est rattaché à une nouvelle section de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), la sous-direction de l'information générale (Sdig).

Objectif : collecter des informations sur «les individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public», mais aussi sur les «personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif». Autre objectif donné par le ministère de l'Intérieur : parer à la hausse de la délinquance des mineurs.

Qui concerne-t-il ? Le décret permet, «sous réserve que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités », de collecter des informations sur «des personnes physiques âgées de 13 ans et plus», ce qui est une nouveauté qui vaut à Edvige les foudres de la commission nationale informatique et libertés. On ne connaît pas le nombre de personnes déjà fichées par les renseignements généraux.

En quoi est-il différent des fiches des renseignements généraux ? Depuis 1991, les RG étaient autorisés à collecter des informations sur des personnalités ayant «sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique». Edvige va plus loin, puisqu'il autorise à collecter des renseignements sur toute personne «jouant un rôle» politique, social, religieux, économique, ainsi que toutes les personnes «susceptibles de troubler l'ordre public».

Quelles sont les données collectées ? Les RG étaient déjà autorisés à collecter l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, les «informations fiscales et patrimoniales», ainsi que les «signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement», les origines ethniques, les opinions politiques, philosophiques et religieuses. Edvige autorise en outre à collecter des données relatives à la santé et à l'orientation sexuelle. Des données qui seront, après intervention de la Cnil, collectées uniquement «de manière exceptionnelle», assure l'Intérieur.

Dans quelle condition sera-t-il utilisé ? Comme pour les fichiers des renseignements généraux, le but d'Edvige est d'«informer le gouvernement et les représentants de l'Etat». Mais Edvige peut également être utilisé pour certaines enquêtes administratives, par exemple pour un concours de la fonction publique.

Pourquoi la polémique éclate-t-elle maintenant ? Le grand public a failli n'avoir pas connaissance de la création d'Edvige. C'est la Cnil qui a exigé que le décret instaurant ce fichier soit publié. Dès sa naissance, Edvige était donc objet de polémique. Les militants hostiles au fichage ont rapidement mis en place une pétition sur Internet. Elle dépasse lundi matin les 122.000 signatures.

Mais la polémique autour d'Edvige est survenue lorsque la classe politique a commencé à évoquer l'affaire. Suivant l'exemple d'une vingtaine d'associations, François Bayrou, le président du Modem, a notamment porté plainte au Conseil d'Etat le 1er septembre dernier, tandis que le PS demande le retrait du fichier. La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est également déclarée «troublée parce que nous sommes en train de découvrir» et a réclamé, lundi sur RTL, des «explications».

Des voix discordantes s'élèvent jusqu'au sein du gouvernement. Le ministre de la Défense, Hervé Morin a ainsi estimé ce weekend qu'il s'agissait «d'un curieux mélange des genres», et s'est interrogé publiquement sur «l'utilité» de «centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical?». Michèle Alliot-Marie lui a rétorqué qu'elle était prête à le «rassurer».

Quelles suites ? Le Conseil d'Etat, saisi de multiples recours, devrait se prononcer fin décembre sur la validité du décret instituant Edvige.
Mon avis. Je pense que ce fichier n'a pas lieu d'être et que sa création est un danger visant la liberté des personnes physiques et morales, un danger visant à nous contrôler de plus en plus, un danger pour le bien être de tous. Je suis persuadé qu'il existe des moyens plus nobles, moins controversés et plus efficaces de lutter contre la délinquance!

# Posté le lundi 08 septembre 2008 06:27

Martin Hirsch, seul contre tous!

Martin Hirsch, seul contre tous!
Martin Hirsch, Haut Commissaire chargé de la solidarité et de la pauvreté, aura eu finalement le dernier mot. Après des mois de tractations depuis son entrée au gouvernement, l'ancien patron d'Emmaüs aura gagné son pari. Ce pari c'est celui que la solidarité peut triompher. Oui, le RSA (Revenu de Solidarité Active) verra bien le jour. Le RSA va progressivement remplacer le RMI. Il s'agit d'une prime à l'emploi. Lorsqu'un rmiste va reprendre un emploi, il va pouvoir cumuler son salaire et le RSA. Ceci est mis en place pour valoriser le travail et encourager les rmistes à retrouver un emploi. Il ne s'agit pas d'une nouvelle allocation.

Le gouvernement, par la voix de Nicolas Sarkozy aujourd'hui en Mayenne, n'a pas pris le chemin de l'assistanat mais celui de la solidarité. En effet, les revenus du capital seront taxés, selon une proposition du PS, pour permettre le financement du RSA, c'est à dire qu'une taxe de 1,1% sera établie sur les assurances vie, sur les loyers que touchent les propriétaires qui louent des logements... Et c'est là que ça coince. Les patrons ainsi que la droite commencent à faire entendre leur mécontentement. Nicolas Sarkozy a donc fait un pas à gauche mais les principaux leaders du PS tiennent tout de même à préciser que cette mesure ne va pas assez loin et que les détenteurs de capital ne sont pas forcément des gens aisés...

Au final, on en revient toujours au même problème. Chaque euro dépensé par le gouvernement ne doit pas être gaspillé. Et on se pose toujours la même question: était-il nécessaire de passer par la case "paquet fiscal"? Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est un chasseur sans fusil. Le chef de l'Etat me fait penser à Louis XIV et Eric Woerth, ministre du Budget et des comptes publics, à Colbert, ministre des finances du roi soleil. Louis XIV voulait faire construire le chateau de Versailles et Colbert lui rappellait sans arrêt que les caisses étaient vides. Aujourd'hui, c'est la même chose. Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays exemplaire. Mais en avons nous les moyens?

Je m'arrête là pour cette anecdote historique. J'ose espérer que le RSA sera un franc succès et son expérimentation dans près de 40 départements depuis quelques mois me laisse plutôt optimiste. Et je trouve normal que les français soient solidaires les uns des autres, on ne peut pas éternellement se braquer les uns contre les autres, je n'oublie pas le début du slogan de Nicolas Sarkozy: "Ensemble..." et vous connaissez la suite!

# Posté le jeudi 28 août 2008 15:09

Besancenot, un ami qui vous veut du bien!

Besancenot, un ami qui vous veut du bien!
Olivier Besancenot, né le 18 avril 1974, vient d'enterrer avec ses camarades la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) pour donner naissance à un nouveau parti anticapitaliste, le NPA. Candidat pour la première fois en 2002 à l'élection présidentielle, le jeune facteur ne cesse depuis de grimper dans les sondages, au point de passer pour le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy, le plus crédible en tout cas. Olivier Besancenot est un trouble fête. André Malraux, ministre de la Culture sous de Gaulle, disait qu'entre les communistes et la droite il n'y avait rien. Ce constat est encore aujourd'hui d'actualité tant le PS de François Hollande semble incapable de brasser les foules, de proposer et surtout de se rénover. Si Olivier Besancenot est actuellement aussi populaire et apprécié, c'est vers le Parti Socialiste qu'il faut se tourner.

En effet le PS, à force de regarder vers les beaux yeux de François Bayrou, a laissé un boulevard à sa gauche dans lequel le révolutionnaire aux allures de Tintin, s'est empressé de s'engouffrer. Avec Besancenot, il n'y a pas de surprises, on sait ce qu'il pense, on connait ses idées et son programme. A la différence des Hollande, Royal, Bayrou, Sarkozy, Fillon et les autres, Olivier Besancenot n'est pas un homme politique. J'entends par là qu'il n'en fait pas son métier. Et c'est ce qui le rend crédible aux yeux de l'opinion publique. Le fait de ne pas avoir de mandat le rend sympathique aux yeux de la majorité des français, au point que certains ont hésité en 2007 entre lui et Sarkozy...

Olivier Besancenot est un militant sincère, à l'écoute et proche des gens. Il sait où il veut aller. Même s'il ne colle pas toujours à la ligne de la LCR, même s'il ne cite pas toujours Trotsky, Olivier Besancenot reste fidèle à son côté révolutionnaire. Mais il cherche au passage à rassurer les gens, la révolution ce n'est pas un bain de sang...
J'apprécie beaucoup Olivier Besancenot, je les préfère à certains ignorants du Parti Socialiste ou de l'UMP qui parlent de la misère ou des problèmes des français sans les connaitre. La plupart des hommes politiques, de gauche ou de droite, vivent dans un autre monde, Oilvier Besancenot, lui, a les pieds sur terre. Je ne suis pas en train de faire mon mea culpa, je ne vais pas prendre ma carte à la LCR mais je trouve que les hommes politiques devraient s'inspirer d'Olivier Besancenot, dans sa conception de faire de la politique.

# Posté le lundi 25 août 2008 13:16

Pouvoir d'achat: les français se serrent la ceinture!

Les membres du gouvernement sont en vacances. Les uns partent en Corse, certains vont arpenter la côte atlantique, d'autres ont décidé de reprendre des forces en montagne. Et dans le même temps, les français se serrent la ceinture. Une étude récente, publiée dans le journal Le Figaro, a démontré que près de 42% des français avaient renoncé à partir en vacances pendant l'été. A qui la faute? La faute à des salaires qui stagnent, au coût de la vie qui ne cesse de grimper, aux sommes qu'il faut verser pour se loger et pour se chauffer. Les français ne savent plus où donner de la tête entre les différentes dépenses: électricité, santé, éducation, loisirs, nourriture, logement...

Certains repoussent les dépenses prévues, d'autres sacrifient leur vie de famille au profit de leur travail mais ils ont l'impression que rien ne change. Les français ont peur pour leur pouvoir d'achat. Ce thème devient le plus préoccupant dans la tête d'une grande majorité des français, devant le chômage et l'immigration. Nicolas Sarkozy avait promis d'être le président du pouvoir d'achat tel Giscard qui voulait incarner la modernité ou Chirac qui défendait le thème de la fracture sociale. Nicolas Sarkozy n'est pas un magicien, il ne va pas règler les maux de la France avec un coup de baguette magique. Les français sont impatients. Ils en ont assez de devoir se serrer la ceinture, de devoir travailler plus sans forcément gagner vraiment plus.
Nicolas Sarkozy se défend en disant que les caisses sont vides mais lorsque c'est le cas, on fait attention à chaque euro que l'on dépense.

Je veux bien sûr pointer du doigt le fameux paquet fiscal dont les effets risquent de se faire désirés. Alors il faut être honnête, les mesures concernant les heures sup' et les droits de succession vont dans le bon sens mais encore faut-il que les entreprises suivent. Alors que le moral des français est au plus bas depuis près de 20 ans, le gouvernement s'est lancé dans une campagne de publicité visant à redonner confiance aux français dans sa politique. Des spots sont ainsi diffusés à la télévision et à la radio. Le but de la manoeuvre est de réaliser une vaste opération de communication et ainsi louer les mérites du paquet fiscal, des heures sup'...
Je vous laisse vous forger votre propre opinion...

# Posté le vendredi 01 août 2008 17:04