Si Ségolène Royal a su s'entourer de personnes compétentes comme Manuel Valls et Vincent Peillon, elle reste celle qui a manqué l'union du PS au moment de l'élection présidentielle. Face à elle, Bertrand Delanoë, en s'attirant le soutien de François Hollande, ne s'est pas fait que des amis et y a perdu en crédibilité, lui qui promet le changement et la rénovation. C'est difficile d'être crédible lorsqu'on surfe sur le thème de la rupture et que dans le même temps on obtient l'appui de celui qui a mené le PS dans l'état lamentable qu'il connait aujourd'hui. Le PS en 10 ans, c'est à dire le temps passé par François Hollande à sa tête, n'a rien fait, rien proposé... Rien!
Aujourd'hui, les socialistes ne parlent que pour détruire la politique menée par Nicolas Sarkozy et se montrent incapables de proposer une alternative. Et pourtant, il parait qu'ils ont des idées... Il reste seulement à les exploiter. Le grand déficit du PS c'est d'apparaitre en ordre dispersé. Il y a trop d'intérêts particuliers pour penser à l'intérêt général. Le jour où le PS sera capable d'arrêter d'être la somme de courants divisés, et bien le PS pourra prétendre aux grandes responsabilités nationales. Mais je pense que si Ségolène Royal devient première secrétaire du PS, cela risque de contribuer à remettre de l'huile sur le feu et ainsi les tensions repartiront de plus belle.
Le Parti Socialiste a besoin de se donner un cadre, des idées, une définition et un nouveau souffle. Les français ont besoin de savoir ce que signifie le mot "socialiste" dans la bouche des leaders socialistes. Je crois que Martine Aubry est la mieux placer pour remplacer François Hollande. La maire de Lille a réussi le pari improbable d'unir les amis de Laurent Fabius et la grande majorité des proches de Dominique Strauss-Kahn. Autrement dit, avec Martine Aubry tout est possible, même les 35 heures!
Et en période d'instabilité, le gouvernement de François Fillon a besoin d'un PS moderne et dynamique qui propose des idées pour sortir la France du gouffre dans lequel elle est. Il ne faut pas croire que le gouvernement peut réformer la France tout seul. Réformer cela signifie aussi discuter. Mais pour cela, il faut que le PS ait quelque chose à dire... Et je crois que lorsqu'ils auront enterré la hache de guerre, qu'ils se serront mis d'accord autour d'un projet, et bien ils auront une voix à faire entendre. C'est ça aussi la démocratie. Le PS ne peut pas passer à côté de la plus grande vague de réformes de notre Histoire, il se doit de participer et d'apporter sa contribution. #







