La grande manifestation du 29 janvier dernier aura servi de piqure de rappel pour le président et pour le gouvernement. La crise n'est pas derrière nous. Le chef de l'Etat a essayé tant bien que mal d'expliquer aux français sa politique et les mesures qu'il veut appliquer pour répondre à la crise et relancer l'économie. Nicolas Sarkozy a vanté les mérites d'une relance par l'investissement sans laisser de côté le problème du pouvoir d'achat. Nicolas Sarkozy a aussi annoncé la fin de la taxe professionnelle pour 2010. Et les collectivités territoriales ont de quoi s'inquiéter parce que cette taxe représente une large part de leurs revenus.
Nicolas Sarkozy a traité les sujets avec clareté. Il a renoncé à une baisse de la TVA qui serait un manque à gagner pour l'Etat et dont personne n'est sûr des effets (les anglais ont baissé la TVA et la consommation des ménages n'a jamais été aussi basse). Nicolas Sarkozy s'est engagé à être responsable. Les français l'ont élu pour agir et pas pour attendre que les choses se tassent. Nicolas Sarkozy est aussi revenu sur la polémique qui concerne Kouchner, en mettant en doute la crédibilité des annonces d'un journal comme le Nouvel Observateur (le journal annonce que l'Elysée aurait fourni des informations à Pierre Péan, auteur d'un livre pour décrédibiliser Kouchner). Le chef de l'Etat a renouvellé sa confiance à l'égard de son ministre des affaires étrangères. Il est aussi revenu sur les cas de Rachida Dati et de Rama Yade dont il a salué le courage et le mérite.
Mais l'essentiel est ailleurs. Le but de cette émission spéciale était de répondre aux syndicats après leur journée de grève le 29 janvier dernier. Le chef de l'Etat a martelé la date du 18 février, date à laquelle il recevra les principaux syndicats. Et justement, après l'intervention de Nicolas Sarkozy, les réactions ne se sont pas faites attendre. Si à l'UMP on salue la prestation convaincante du chef de l'Etat, au PS on dénonce et on critique. Et les syndicats estiment que le chef de l'Etat n'a pas été assez loin. Bernard Thibault va même jusqu'à dire que le patronat a gagné 8 à 0 en obtenant la suppression de la taxe professionnelle. Le PS salue tout de même une meilleure indemnisation du chômage partiel annoncée hier soir.
Martine Aubry s'est étonnée des hésitations du chef de l'Etat...
Je trouve que Nicolas Sarkozy a été pédagogue et qu'il a bien expliqué son travail. Cependant, ce n'était qu'un discours de politique générale. Nicolas Sarkozy a fait naitre des espoirs et des attentes chez les français. Désormais, il s'agit de ne pas les décevoir, le tout en limitant les déficits. La tâche de Nicolas Sarkozy n'était déjà pas simple, et bien elle se complique avec la crise!









