Nicolas Sarkozy face à la crise

Nicolas Sarkozy face à la crise
Impossible de passer à côté, hier soir Nicolas Sarkozy était sur toutes les grandes chaines de télévision pour répondre aux interrogations des français et aux questions de David Pujadas et de Laurence Ferrari. Pendant près de 90 minutes, le chef de l'Etat s'est voulu pédagogue, déterminé et rassurant face à l'inquiétude logique des français. La crise qui traverse notre pays nous rend vulnérable, des milliers d'emplois disparaissent, la course aux profits laisse sur le bord du chemin des milliers de nouveaux chômeurs et cette crise touche l'ensemble de la population. Les français ont peur du chômage, ils ont peur pour leurs salaires et pour leurs retraites.

La grande manifestation du 29 janvier dernier aura servi de piqure de rappel pour le président et pour le gouvernement. La crise n'est pas derrière nous. Le chef de l'Etat a essayé tant bien que mal d'expliquer aux français sa politique et les mesures qu'il veut appliquer pour répondre à la crise et relancer l'économie. Nicolas Sarkozy a vanté les mérites d'une relance par l'investissement sans laisser de côté le problème du pouvoir d'achat. Nicolas Sarkozy a aussi annoncé la fin de la taxe professionnelle pour 2010. Et les collectivités territoriales ont de quoi s'inquiéter parce que cette taxe représente une large part de leurs revenus.

Nicolas Sarkozy a traité les sujets avec clareté. Il a renoncé à une baisse de la TVA qui serait un manque à gagner pour l'Etat et dont personne n'est sûr des effets (les anglais ont baissé la TVA et la consommation des ménages n'a jamais été aussi basse). Nicolas Sarkozy s'est engagé à être responsable. Les français l'ont élu pour agir et pas pour attendre que les choses se tassent. Nicolas Sarkozy est aussi revenu sur la polémique qui concerne Kouchner, en mettant en doute la crédibilité des annonces d'un journal comme le Nouvel Observateur (le journal annonce que l'Elysée aurait fourni des informations à Pierre Péan, auteur d'un livre pour décrédibiliser Kouchner). Le chef de l'Etat a renouvellé sa confiance à l'égard de son ministre des affaires étrangères. Il est aussi revenu sur les cas de Rachida Dati et de Rama Yade dont il a salué le courage et le mérite.

Mais l'essentiel est ailleurs. Le but de cette émission spéciale était de répondre aux syndicats après leur journée de grève le 29 janvier dernier. Le chef de l'Etat a martelé la date du 18 février, date à laquelle il recevra les principaux syndicats. Et justement, après l'intervention de Nicolas Sarkozy, les réactions ne se sont pas faites attendre. Si à l'UMP on salue la prestation convaincante du chef de l'Etat, au PS on dénonce et on critique. Et les syndicats estiment que le chef de l'Etat n'a pas été assez loin. Bernard Thibault va même jusqu'à dire que le patronat a gagné 8 à 0 en obtenant la suppression de la taxe professionnelle. Le PS salue tout de même une meilleure indemnisation du chômage partiel annoncée hier soir.
Martine Aubry s'est étonnée des hésitations du chef de l'Etat...

Je trouve que Nicolas Sarkozy a été pédagogue et qu'il a bien expliqué son travail. Cependant, ce n'était qu'un discours de politique générale. Nicolas Sarkozy a fait naitre des espoirs et des attentes chez les français. Désormais, il s'agit de ne pas les décevoir, le tout en limitant les déficits. La tâche de Nicolas Sarkozy n'était déjà pas simple, et bien elle se complique avec la crise!

# Posté le vendredi 06 février 2009 12:43

Bernard Kouchner dans la tourmente

Bernard Kouchner dans la tourmente
Le chef de la diplomatie française a été pointé du doigt dans un livre signé par Pierre Péan. Le journaliste, qui voue une admiration sans limite pour François Mitterrand, a publié un livre dans lequel il attaque vigoureusement le ministre des affaires étrangères. Le but de l'opération: montrer le vrai visage de Bernard Kouchner aux français et faire oublier son côté chevalier blanc. D'après Pierre Péan, Bernard Kouchner aurait été rémunéré par des dirigeants africains contre ses précieux conseils alors que le french doctor dirigeait une institution publique. Pierre Péan reproche à Bernard Kouchner de mélanger les genres.

Bien sûr, Kouchner nie et dit que ses actes étaient légaux. François Fillon puis Nicolas Sarkozy ont volé au secours de leur ministre. Il ne faut pas oublier qu'en France on ne peut pas salir les gens gratuitement. La diffamation ça existe au même titre que la présomption d'innocence (une personne est innocente tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable). On ne peut pas dire n'importe quoi sur n'importe qui. J'espère que l'affaire n'en restera pas là et que Kouchner attaquera Péan en justice. Pierre Péan s'est servi de ce livre pour allumer une polémique qui n'a pas lieu d'être puisque Kouchner n'a pas fauté.

Les socialistes ne se sont pas trompés. Ils ont demandé des comptes au ministre sans vraiment l'attaquer de front. Les socialistes ne sont pas tombés dans le piège, ils n'ont pas oublié qui est Bernard Kouchner, c'est à dire un homme fier de servir son pays ainsi que des causes nobles comme la faim dans le monde. Si il y avait plus de Bernard Kouchner sur terre, le monde se porterait mieux. Bernard Kouchner est un homme qui, avec courage et détermination, est le chef de la diplomatie française. Et à ce titre il mérite le respect et il mérite que son image et sa personne ne soient pas sali.

# Posté le vendredi 06 février 2009 12:15

Le gouvernement à l'épreuve de la rue

Le gouvernement à l'épreuve de la rue
Le 29 janvier dernier, les syndicats ont montré une unité de façade pour faire plier le gouvernement. C'est la première fois que des gens manifestent contre une crise mondiale. La France est un pays formidable où l'opposition censure le gouvernement et veut même le renverser alors que le pays traverse l'une des pires crises économiques et sociales depuis plus de 100 ans. Le 29 janvier, les syndicats ont manifesté pour réclamer des augmentations de salaires, des meilleurs conditions de travail...

Pierre Desproges disait: "les adultes ne croient pas au Père Noël, ils votent". Près de deux millions de français sont descendus dans la rue pour montrer leur mécontentement. Certains protestaient contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, d'autres contre les licenciements... Et ainsi de suite. La France va mal et ce n'est pas faire preuve de catastrophisme que de le dire. Le gouvernement a choisi de relancer l'économie par l'investissement, alors l'opposition est monté sur ses grands chevaux. L'opposition a crié à l'injustice.
Relancer l'économie par l'investissement va provoquer un effet multiplicateur. Un investissement initial risque de créer derrière des revenus et des richesses et du même coup, ces richesses vont être transformées en salaires puis en consommation.

Les socialistes auraient voulu relancer l'économie par la consommation mais cela relève de la démagogie pure et simple. C'est bien beau de donner de l'argent sans compter aux ménages. C'est bien mais derrière personne n'est sûr que cet argent va profiter à l'économie française. Avec cet argent, les ménages peuvent très bien épargner ou acheter des produits issus de l'importation. La relance par la consommation comporte des risques.

Le gouvernement ne souhaite pas relancer l'économie par la consommation et il a bien raison. Cependant, le gouvernement a fait un geste pour les bas salaires et les titulaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) qui ont reçu chacun 200 euros.

Le monde est confronté à une crise de grande ampleur. Le gouvernement n'a pas la certitude d'avoir raison mais il faut agir et c'est urgent. On ne peut pas continuer à vivre dans l'attente. L'immobilisme c'est fini. Que les gens ne soient pas contents, c'est normal. On leur demande de travailler jusqu'à 70 ans, on demande aux chômeurs de ne plus refuser trois offres d'emploi, on demande aux français de se serrer la ceinture.
Depuis plusieurs moi, j'entends les blessures et les interrogations des français qui se demandent comment les banques ont pu recevoir autant d'aides de l'Etat. Et bien, c'est simple. Sauver le système bancaire était une necessité. La France est la 5ème puissance économique du monde et le gouvernement ne pouvait pas se permettre de lâcher les banques et les économies des français qui y étaient placées.

Les 2 millions de français qui ont manifesté ont eu raison. Le droit de grève reste avant tout un droit, tout comme la manifestation et la réunion. Ce droit est un acquis social. Le gouvernement doit désormais aviser. Il devra écouter les syndicats comme il l'a toujours fait et expliquer les réformes avec pédagogie pour que les français comprennent les buts de ces actions.
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# Posté le vendredi 06 février 2009 12:01

Bonne nouvelle: Rachida Dati va quitter le gouvernement!

Bonne nouvelle: Rachida Dati va quitter le gouvernement!
Rachida Dati va quitter le gouvernement à l'issu des élections européennes en juin. Elle a accepté de figurer en deuxième position sur la liste UMP menée par Michel Barnier en Ile de France. Rachida Dati fait figure de symbole parce qu'elle est issue de la diversité et parce qu'elle a dû se battre pour arriver là où elle est aujourd'hui. Elle a eu du courage et de l'audace. Pendant la campagne présidentielle, elle fut porte parole du candidat Sarkozy. Elle défendu avec énergie celui qui quelques mois après allait devenir président de la République. En mai 2007, elle entre au gouvernement. Elle succède à Pascal Clément à la Justice. Et après le scandale de l'affaire Outreau, elle avait du pain sur la planche: rénovation des prisons, réformes, peines planchers...

Rachida Dati a su avec détermination mener à bien des réformes délicates dont celle de la carte judiciaire qui n'avait pas été rénové depuis 1958. Rachida Dati a fait du bon boulot mais il y a un temps pour tout. A partir du mois de juin, elle va pouvoir se concentrer vers une nouvelle mission: l'Europe.

Je n'aime pas Rachida Dati parce que je trouve que c'est la dernière personne que j'aurais mis au ministère de la Justice. Rachida Dati en devant maire du 7ème arrondissement de Paris, c'est à dire de l'un des plus gros ghettos de riches de France, a renié ses origines. Je trouve que les Guignols de l'Info ont raison de se moquer d'elle en la montrant en train de faire une visite d'une prison habillée telle une diva dans une robe d'un grand couturier et maquillée comme une voiture volée.

Les mauvaises langues aiment dire que Dati n'est pas ministre de la Justice. Le vrai ministre de la Justice serait alors un conseiller de Nicolas Sarkozy. Et Rachida Dati a même des doutes quant à certains de ses collaborateurs qui ne seraient que des espions chargés de la surveiller. Rachida Dati va donc quitter le gouvernement et ce n'est pas moi que ça va faire pleurer.

# Posté le vendredi 06 février 2009 11:43

Xavier Bertrand prend la tête de l'UMP

Xavier Bertrand prend la tête de l'UMP
L'élection de Xavier Bertrand aujourd'hui à la tête du parti présidentiel n'a rien d'une surprise. Cela était annoncé depuis plusieurs semaines. L'ancien ministre du Travail a du pain sur la planche. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et donc de son départ de la présidence de l'UMP, le parti majoritaire a perdu quelques 100 000 militants. Il y a de quoi rester perplexe surtout quand on sait que le chef de l'Etat rêve d'un parti à 500 000 adhérents. Pour le moment on est loin du compte.

Ces dernières semaines, Xavier Bertrand a parcouru la France pour se donner des allures de leader. S'il est aujourd'hui à la tête de l'UMP, c'est parce qu'il a profité du refus de Brice Hortefeux. En effet, l'ami du président, souhaitant rester au gouvernement, avait fait une croix sur la présidence du mouvement. Pour Hortefeux, c'est un mal pour un bien puisqu'il a hérité d'un ministère élargi du Travail et des relations sociales.

Mais l'accession de Xavier Bertrand à la tête de l'UMP risque de faire des étincelles. Depuis, plusieurs mois, tout le monde attend le duel tant annoncé entre Xavier Bertrand et Jean-François Copé. Ces deux anciens ministres ambitionnent de devenir un jour président de la République... Mais en devenant à un peu plus de 40 ans secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand prend une longueur d'avance avant de pourquoi pas accéder à Matignon... Xavier Bertrand entend donner une ligne de conduite à l'UMP et il souhaite être plus médiatique que ne l'était Patrick Devedjian, quitte pourquoi pas à supprimer les postes de porte-parole.

Premier combat pour l'UMP de Xavier Bertrand: les européennes en juin avec comme candidats en Ile de France: Michel Barnier et Rachida Dati qui du même coup vont quitter le gouvernement!

# Posté le samedi 24 janvier 2009 15:02

Heureusement que le PS n'est pas au pouvoir!

Heureusement que le PS n'est pas au pouvoir!
Les députés socialistes ont boycotté ce mercredi les questions au gouvernement. Ils ont ainsi pu faire la preuve de leurs incohérences. En France, il y a un gouvernement qui réforme et qui modernise le pays comme jamais dans une période compliquée sur le plan économique et social et puis il y a une opposition qui ne sait toujours pas comment répliquer face à l'omni présence de Nicolas Sarkozy. Je crois que nous pouvons nous vanter d'avoir l'opposition la plus hypocrite, la plus démagogue et la plus stérile.

Le rôle de l'opposition ce n'est pas s'opposer systématiquement. Aujourd'hui, on attend que le Parti Socialiste fasse des propositions. On attend, mais hélas, rien ne vient. Et pourtant, à l'annonce du contre plan de relance du PS, j'y ai vu une lueur d'espoir, le jour de l'investiture d'Obama. Mais ce contre plan ne contient rien, il est aussi léger qu'inefficace. Le Parti socialiste propose de relancer l'économie par la consommation alors que par le passé cette recette n'a pas fait de miracle. Aujourd'hui, nous sommes dans une économie mondialisée et si on donne plus d'argent aux ménages, rien ne garantit qu'ils consomment (ils peuvent également épargner) et rien ne dit que cette consommation profite aux produits français.

Je crois que Nicolas Sarkozy a eu raison de mettre sur pied un plan faisant une large place à l'investissement. Au moins, on est sûr du résultat. Et puis aujourd'hui, on se rend compte que les banques ne prêtent pas facilement et derrière, les entreprises ont des difficultés à obtenir les prêts dont elles ont besoin. C'est donc à l'Etat de mettre en place des politiques pour encourager l'investissement. Le PS semble plus enclin à régler ses problèmes internes qu'à proposer des idées pour que la France change. Et oui, heureusement que le PS n'est pas au pouvoir parce que pendant que le président de la République sauvait les banques, les socialistes s'entre tuaient...

Les socialistes ont donc eu l'occasion cette semaine de démontrer leurs talents de comédiens. Ils jouent dans un domaine entre la tragédie et la comédie. Je dis tragédie parce qu'ils aiment prendre ce ton pour qu'on les prenne au sérieux mais au fond, ils sont ridicules...

# Posté le samedi 24 janvier 2009 14:49

Au revoir Monsieur Bush!

Au revoir Monsieur Bush!
Et bien! Une page se tourne. George Bush aura passé 8 ans à la Maison Blanche à diriger la première économie mondiale, mais aussi le pays le plus endetté de la planète. Les deux mandats de George Bush ont bien sûr été marqués par le 11 septembre 2001, jour à partir duquel les Etats-Unis sont entrés en guerre contre le terrorisme et contre un ennemi invisible: Ben Laden. George Bush laissera sans doute un goût très amer dans la bouche des américains. Il laisse derrière lui un pays miné par des guerres inutiles et qui ont été coûteuses et chères en hommes, un pays où près de 12% de la population vit sous le seuil de pauvreté, un pays où les inégalités se creusent entre les riches et les pauvres, entre les uns et les autres.

George Bush laisse ainsi un pays dévasté par l'immobilisme et par le communautarisme. George Bush a hérité d'un pays dont le budget était à l'équilibre (autant de dépenses que de recettes) grâce aux travaux de Bill Clinton qui avait remplacé les dépenses militaires jugées trop élevées par des dépenses au niveau du social. Et puis, il y a eu l'ouragan de Katrina où le président Bush s'est montré incapable de faire face aux problèmes humains et sanitaires. Aujourd'hui s'ajoute la crise ou devrais je dire les crises. Ce n'est pas qu'une crise financière. Il s'agit aussi d'une crise sociale et économique dans la mesure où des milliers d'emplois ont été détruits depuis quelques mois.

Alors bien sûr, il faut regarder le bilan de George Bush en étant objectif. Je dirais que sa politique au service de l'Afrique notamment au niveau du sida mais aussi en Asie reste l'un des rares points positifs sur le tableau.
On peut dire que George Bush va refiler une patate chaude à son successeur Barack Obama qui aura fort à faire: relancer la machine économique, créer des emplois, redonner confiance aux américains, mettre en place des systèmes d'assurance maladie, redorer le blason des Etats-Unis sur la scène internationale... Bref, Obama est entré dans l'Histoire en devenant le premier président noir des Etats-Unis, à lui désormais de faire que ce conte de fées aux allures d'american dream ne tourne pas au cauchemard...
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# Posté le lundi 19 janvier 2009 15:25

Eric Besson: un socialiste ministre de l'Immigration!

Eric Besson: un socialiste ministre de l'Immigration!
Eric Besson peut faire figure de traitre. Mais ce serait un peu réducteur. Pendant près d'une décennie, Eric Besson a fait parti des instances dirigeantes du Parti Socialiste. Et aujourd'hui le voilà ministre de l'Immigration et de l'identité nationale dans un gouvernement ouvert mais de droite. Nicolas Sarkozy a toujours admiré Eric Besson. Le président de la République a toujours su voir en lui un combattant et un grand connaisseur d'économie et de fiscalité et puis surtout un adversaire habile et redoutable.

En 2007, Eric Besson a rédigé un pamphlet contre celui qui allait devenir quelque mois plus tard chef de l'Etat. A l'époque, ses collègues socialistes avaient apprécié son habileté et ses comparaisons. Et puis, il y a eu Ségolène Royal. La candidate socialiste à l'Elysée a eu le talent de se mettre à dos Eric Besson qui montrait ses réticences quant à certaines de ses propositions. Une polémique avait alors pris forme. Ségolène Royal avait alors prononcé une phrase qui reste dans les mémoires: "qui connait monsieur Besson?". Et ce fut le drame. Eric Besson en profita pour publier un livre intitulé "Qui connait madame Royal?" dans lequel il ne se privait pas de bousculer la candidate socialiste.

En quelques mois, Eric Besson a changé de camp. Il est passé de gauche à droite. Il en a profité pour aider Nicolas Sarkozy à préparer le débat face à Ségolène Royal. Ce retournement de veste avait fait du bruit tant à gauche qu'à droite. Et puis, quelques semaines après l'élection présidentielle, il devenait secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques avant d'intégrer l'économie numérique dans ses attributions. Et en rejoignant Nicolas Sarkozy il a obtenu ce dont jamais il n'aurait pu rêver en restant à gauche. Et puis, au contraire de ses collègues Fadela Amara et Martin Hirsch, Eric Besson a su se faire discret et rentrer dans le moule du sarkozysme. Discret et travailleur, Eric Besson s'est fait une place au soleil au gouvernement jusqu'à devenir ministre de l'Immigration, un thème où la gauche reste trop souvent muette.

Et Eric Besson risque de faire son entrée dans la direction de l'UMP, de quoi faire beaucoup de bruits. La présence d'Eric Besson ne m'étonne pas. C'est plutôt le comportement de l'opposition qui me surprend. Cela fait un bout de temps que les socialistes ne font plus aucune proposition. Ils gesticulent face à l'omni présence de Nicolas Sarkozy. Je crois que pour faire avancer la France, le gouvernement doit comporter des hommes et des femmes qui représentent différentes sensibilités parce que la politique ce n'est pas la guerre. Et Eric Besson l'a bien compris en ce mettant au service de Nicolas Sarkozy et de son élan de réformes!

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 16:02

Remaniement!

Remaniement!
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont mis en place un petit jeu de chaises musicales. Après plusieurs mois de tractations et de rumeurs, le remaniement a finalement eu lieu. A 44 ans, Xavier Bertrand va devenir le nouveau patron de l'UMP avec comme mission d'augmenter considérablement le nombre de militants au sein du parti présidentiel et de piloter la réforme de la fiche de paye. Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité que le patron de l'UMP soit également ministre. Ainsi, celui qui va retrouver son fauteuil de député de l'Aisne a quitté son porte-feuille de ministre des Affaires sociales, du Travail et de la solidarité.

La question était de savoir qui allait le remplacer. Brice Hortefeux, qui convoite publiquement le ministère de l'Intérieur, prend la suite de Xavier Bertrand avec une actualité chargée en période de crise: fermetures d'usines, conflits sociaux, manifestations, dialogue social... Brice Hortefeux avait accepté de piloter le ministère de l'Immigration et de l'identité nationale, un poste ingrat où il s'agit surtout d'expulser les clandestins et donc de faire respecter la loi. Brice Hortefeux est le grand gagnant de la journée. Il hérite d'un ministère élargi puisque la politique de la ville entre désormais dans ses attributions au détriment de Christine Boutin. Hortefeux peut y voir une promotion puisqu'il a dépassé les objectifs chiffrés de reconduites à la frontière.

Brice Hortefeux laisse donc son ministère à Eric Besson. L'ex soutien de Ségolène Royal achève donc son ralliement au président. Il hérite d'un poste difficile. Mais il appelle au passage les socialistes à ne pas laisser de côté la question de l'immigration. Pour lui, il ne doit pas y avoir de sujets tabous. Celui qui tapait sur Nicolas Sarkozy avant de retourner sa veste devient un soldat actif du sarkozysme.

Et puis, Nathalie Kosciusko-Morizet remplace Eric Besson au secrétariat d'Etat à la prospective. Elle hérite donc de l'économie numérique. Elle quitte son champ de bataille: l'écologie.
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# Posté le jeudi 15 janvier 2009 15:41

L'hôpital public manque clairement de moyens!

L'hôpital public manque clairement de moyens!
Nicolas Sarkozy en présentant la réforme de l'hôpital a préféré fermer les yeux. Aujourd'hui, on en demande beaucoup trop à l'hôpital. On y vient pour un rien. On abuse de ses services. Les drames de ces dernières semaines montrent à quel point il y a un manque de personnel dans les hopitaux. Les médecins, les infirmières et les internes ont des emplois du temps impossibles.

Aujourd'hui, nous traversons une crise économique et financière. Il ne faudrait pas que cette crise tourne à la catastrophe. Il ne faudrait pas que cette crise atteigne des secteurs comme l'éducation ou la santé. Il ne faudrait pas sacrifier notre système de santé ou notre système éducatif au profit de l'économie. C'est vrai qu'il faut réformer l'hôpital mais cela ne signifie pas qu'il faut mentir ou fermer les yeux. Il ne faut pas réformer pour le plaisir de réformer. Réformer entraine le changement mais cela ne doit pas se faire dans la violence ou sans concertation.

On ne peut pas réformer l'hôpital en claquant les doigts avec des mesurettes qui existent déjà aujourd'hui. Cette réforme de l'hôpital c'est du vent. L'hôpital a besoin de moyens pour faire face à la demande. Ce n'est pas normal d'accorder toujours plus d'argent aux besoins de l'Elysée et qu'après on vienne nous expliquer que les caisses sont vides. C'est quand même paradoxal.

Photo: Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des sports et de la vie associative.

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 16:50