Faut-il interdire le port de la Burqa ?

Après l'épisode du "burkini", faut-il que les députés interdisent le port de la burqa, ce voile intégrale que certaines femmes musulmanes portent ? C'est en tous les cas le souhait de Nicolas Sarkozy, de Fadela Amara et du député-maire communiste de Vénissieux, André Gerin. Ces femmes seraient plusieurs centaines sur notre territoire.

# Posté le lundi 17 août 2009 17:15

Les lignes de la majorité bougent

Les lignes de la majorité bougent
Dernier coup d'éclat en date de Nicolas Sarkozy sur la scène purement politique : le rapprochement de son parti, l'UMP, avec Philippe de Villiers puis avec le parti des chasseurs (Chasse Pêche Nature et Traditions).
Sur ce coup, j'ai été surpris non pas par ce ralliement mais par la réaction de certains ténors du PS comme Michel Sapin (député et secrétaire national du PS chargé de l'économie). Ce dernier attend que le PS prenne exemple sur l'UMP qui a su réunir autour de lui les différents courants de la droite. Michel Sapin a peur des élections régionales qui arrivent et qui risquent d'être une défaite relative pour Martine Aubry et les siens.

Souvenons nous... En 2004, la gauche avait failli réussir un fabuleux grand chelem : le PS récoltait 20 des 22 régions. En un mot comme en mille : la droite française était humiliée. Aujourd'hui les choses ont changé. Déjà, les résultats des élections européennes, marquées par l'abstention, peuvent faire rêver l'UMP. En juin dernier, la droite a devancé la gauche dans chacune des différentes régions, des résulats de bonne augure avant le scrutin de mars prochain. Sauf qu'en juin, il n'y a eu qu'un seul tour et une terrible abstention qui, à mon avis, a causé les désillusions des socialistes.

Philippe de Villiers intègre le comité de liaison de la majorité.
Philippe de Villiers est un homme de droite. Jusqu'ici, rien de nouveau. Philippe de Villiers est un homme de culture, il a contribué à de nombreux projets comme la création de la Radio Alouette et du site du Puy du Fou. Philippe de Villiers a toujours été quelqu'un de très indépendant, c'est assez souvent la marque de fabrique des gens qui défendent des idées parfois extrêmistes. En tous les cas, le voilà qui rejoint paisiblement les rangs de la majorité. Ce rapprochement a fait grincer quelques dents dans l'aile gauche du parti présidentiel. Jean-Marie Bockel (Gauche Moderne) est resté assez perplexe.
L'UMP fait là un gros coup et a de grandes chances de regagner une région traditionnellement de droite : les Pays de la Loire, une région chère à Philippe de Villiers et à... François Fillon.

Quant au parti des chasseurs, je ne suis pas sûr que ce ralliement soit d'une grande utilité. Comment voulez vous défendre les bienfaits du Grenelle de l'Environnement d'un côté et vous allier avec des chasseurs de l'autre? Il y a quelque chose qui m'echappe.

Une leçon pour la gauche.
L'UMP donne une fois encore une leçon d'unité au Parti Socialiste. L'UMP montre au PS le chemin à suivre. A gauche, le travail du PS risque d'être compliqué tant les uns et les autres n'en font qu'à leur tête : le MoDem veut faire un front autour de François Bayrou, les Verts ont le vent en poupe après les élections européennes et ont décidé de ne plus se soumettre et les partis communistes n'ont toujours pas compris que l'union fait la force. Cela ne simplifie en rien la situation. Pour battre Nicolas Sarkozy en 2012, il y a deux choses sur lesquelles la gauche doit s'appuyer : l'unité et un vrai projet de société. Et sur ces deux pilliers, la gauche est loin du compte.

# Posté le lundi 17 août 2009 17:09

La carte électorale prend un coup de jeune

La carte électorale prend un coup de jeune
Il y a plusieurs semaines, Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, présentait une possible nouvelle version de la carte électorale. J'utilise volontairement le conditionnel puisque cette carte risque de provoquer la colère de certains élus tant de droite que de gauche et être du même coup retouchée. Cette carte, vous pouvez la voir, c'est celle qui illustre mon article.

Cette réforme est une nécessité. La carte électorale n'avait pas été modifiée depuis 1986. Depuis, la France a vu sa population augmenter. Aujourd'hui il y a de grosses inégalités entre les circonscriptions. Il y en a où la population est nombreuse et d'autres où c'est l'effet inverse. Le but de la réforme menée par Alain Marleix est de corriger le tir.

Que faut-il retenir de la réforme ?
Le nombre de députés va rester le même : 577.
33 circonscriptions vont être créées et 33 supprimées.
306 circonscriptions seront modifiées et 238 resteront inchangées.

Les départements qui gagnent des sièges
Ain, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Seine-et-Marne, Var, Vaucluse, Val d'Oise, Réunion, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, Polynésie française : soit 15 départements et 3 COM gagnant ensemble 22 circonscriptions, auxquels il convient d'ajouter 11 sièges créés pour les Français établis hors de France.

Ceux qui en perdent
Allier, Charente, Corrèze, Creuse, Indre, Loire, Lozère, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Nord, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Paris, Seine-Maritime, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne : soit 27 départements perdant ensemble 33 circonscriptions.

Remodelage sans variation du nombre de députés :
Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Aube, Aude, Bouches-du-Rhône, Calvados, Finistère, Indre et Loire, Landes, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique, Mayenne, Meuse, Morbihan, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Rhône, Yvelines, Vienne, Yonne, Essonne, Hauts-de-Seine, Guadeloupe, Martinique, Guyane : soit 25 départements.

Le côté politique de la réforme
Le plus difficile dans cette affaire c'est de résister à la tentation. C'est très difficile d'être objectif lorsqu'on touche à la carte électorale et qu'on est au gouvernement. Il y a fort à parier que l'UMP, si cette réforme aboutit, gagnera haut la main les prochaines élections législatives. Cependant, lorsque les socialistes ont décidé en 1986 de modifier cette même carte cela les a conduit à une défaite aux législatives dans la foulée.
Par exemple, le département de l'Allier, très à gauche, va perdre un siège. Généralement c'est la gauche qui fait les frais de ce redécoupage, les départements où elle est majoritaire risquent de perdre des circonscriptions.
Bien sûr, il existe des contre exemples comme la Manche, la Marne et la Moselle vont perdre des circonscriptions, des départements où la droite est très implantée.

C'est un peu tôt pour s'emballer. Cette réforme, voulue par Nicolas Sarkozy sans doute pour asseoir sa mjorité à l'Assemblée nationale, a fait l'objet d'une longue reflexion. Reste à savoir désormais quels seront les avis des députés. Cette affaire est loin d'être bouclée...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 17 août 2009 16:45

C'est quoi ce remaniement?

C'est quoi ce remaniement?
Parlons des chaises musicales. Pourquoi faire un remaniement aussi large alors que la plupart des ministres ont réussi à mener à bien le travail pour lequel ils étaient engagés?
Je pensais qu'Alain Juppé allait revenir à l'écologie, que Jean-Louis Borloo, avocat de formation irait à la Justice et pour finir j'aurais mis Luc Chatel au ministère de l'agriculture et puis éventuellement Christian Estrosi pour le remplacer à l'Industrie.

Commençons par Brice Hortefeux. Les électeurs d'Auvergne l'ont élu au Parlement européen le 7 juin dernier. Le seul problème c'est que Brice Hortefeux n'avait aucune envie d'y aller soit disant parce que le ministère dont il avait la charge, les Affaires sociales et le Travail, méritait qu'on s'y attache dans la durée... et puis quelques semaines après on le retrouve ministre de l'Intérieur.

Ensuite il y a Xavier Darcos qui a fait toute sa carrière dans l'éducation nationale: un coup professeur, un autre inspecteur général de l'éducation nationale. Il se disait très content à son poste. Mais en coulisse il consultait des magistrats pour devenir ministre de la Justice. Mais hélas pour lui, il n'hérite pas de la Place Vendome mais du ministère du Travail en remplacement de Brice Hortefeux.

Ensuite, il y a le désaveu subi par Christine Albanel. Le relatif echec de la loi Création et internet dite Hadopi n'est pas de son ressort. Elle a défendu tant qu'elle a pu la culture à la française.
Autre désaveu, celui subi par Yves Jégo qui a colmaté les brèches en Outre-Mer alors qu'il était complétement abandonné par sa ministre de tutelle, Michèlle Alliot-Marie, qu'on retrouve aujourd'hui ministre de la Justice. Jégo est remplacé par Madame Penchard originaire de l'Outre Mer et ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Ensuite, il y a l'entrée au gouvernement de Pierre Lellouche au poste de secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes alors qu'il est pour l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Il remplace Bruno Le Maire qui devient ministre de l'agriculture en remplacement de Michel Barnier nouveau euro député.

Puis il y l'entrée de Norra Berra qui a été élue députée européen le 7 juin. Elle a fait campagne pendant des mois et désormais elle est au gouvernement.

Et puis on peut parler des promus: Luc Chatel qui a fait un travail énorme à l'inustrie et qui hérite de l'éducation nationale ; Benoist Apparu, député UMP de la Marne, arrive au Logement et à l'urbanisme pour remplacer Christine Boutin.
Nicolas Sarkozy et François Fillon ont réussi à prendre deux beaux poissons dans leurs filets: Frédéric Mitterrand qui dirigeait jusque là la Villa Médicis à Rome et qui va à la Culture et Michel Mercier, trésorier du MoDem qui va être chargé de l'espace rural et de l'aménagement du territoire.

Je suis très déçu par ce remaniement...

# Posté le mercredi 24 juin 2009 05:42

Elections européennes: les résultats et leurs enjeux

Elections européennes: les résultats et leurs enjeux
L'émission "A vous de juger" jeudi soir sur France 2 avait donné le ton et a sans doute eu un impact sur le vote des français. Le vif échange entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit n'est pas passé inaperçu alimentant les polémiques et créant un véritable buzz dans les médias et sur le net. Si l'UMP et le PS y ont vu le degré zéro de la politique dans l'attitude du patron du MoDem, ce dernier s'est obstiné en prenant le risque que cette polémique se traduise dans les urnes.

Et puis le lendemain, sur France 2 toujours il y a eu la diffusion du film "Home" de Yann Arthus-Bertrand. Alors que ce film, vantant les multiples beautés de la terre et interpellant les citoyens quant au réchauffement climatique, n'était pas diffusé en Angleterre et en Allemagne entre autres, la France par le biais du service public avait fait le choix de le montrer et d'en faire l'écho. Peut être que ce film a joué dans le choix des français... mais comme le dit Corinne Lepage du MoDem, c'est très bien que les français se penchent sur la question de la croissance verte et de l'écologie plus largement.
Dimanche, je tenais un bureau de vote dans un quartier très à droite de la capitale. Et quel ne fut pas mon étonnement au moment du dépouillement: bon l'UMP arrivait en tête mais derrière il y avait Europe Ecologie...
Le PS et le MoDem récoltait quelques miettes.

J'ai vu comme vous les résultats et les chiffres de l'abstention. Ils prouvent à quel point les français se moquent de l'Europe et de ses institutions alors que les députés européens participent à la création de plus de 60% des lois et des règlements qui nous concernent directement au quotidien. Près de 6 français sur 10 ne sont pas allés voter. C'est grave. Cela remet en cause la légitimité des députés nouvellement élus.

Ensuite, les résultats montrent que l'anti sarkozysme primaire est révolu. Les français, qui ont voté, ont adressé un message d'alerte au PS et aussi au MoDem. Ce sont les partis les plus européens qui ont gagné. Je pense que tout le monde sera d'accord pour dire qu'on assiste à une sorte de surprise, à un nouveau 21 avril. A droite, l'UMP a réussi à féderer avec le Nouveau Centre, les progressistes d'Eric Besson et la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel. A gauche, le PS s'est retrouvé face à de multiples adversaires: Europe Ecologie, le Front de Gauche, le NPA, Lutte Ouvrière et moins directement avec le MoDem de François Bayrou. Le PS n'a pas réussi à se remettre en ordre de marche quelques mois après un congrès de Reims sanglant. Et en témoigne le fait que Benoit Hamon, porte parole du PS, n'a pas été réélu...

Je crois que Daniel Cohn-Bendit et ses camarades ont réussi un formidable coup. Ils ont réussi une campagne exemplaire autour d'un projet citoyen: l'écologie. Je crois que Dany Cohn-Bendit est de loin le plus européen de tous les candidats. J'ai voté pour l'UMP parce que je voulais adresser un carton rouge au PS et à son anti sarkozysme primaire. Le PS regorge de talents: Manuel Valls, Vincent Peillon, Najat Belkacem, Dominique Strauss-Kahn et tant d'autres. Et le PS ne sait pas les exploiter à leurs justes valeurs. Le PS ne doit pas seulement dénoncer ou critiquer, le PS doit proposer une alternative crédible et ne doit pas laisser le monopole de certains sujets comme la délinquance ou la sécurité à la droite. Trop souvent j'entends les socialistes dire: "le gouvernement fait ceci mais ce n'est pas assez"... Je serais curieux de savoir ce qu'ils proposent pour faire assez.

Quant au MoDem, il paye la prestation de François Bayrou sur France 2 jeudi soir. Mais je ne suis pas très étonné de ce mauvais score car le MoDem est un petit parti, il ne faut pas oublier qu'il n'a que trois députés.
Le FN a réussi à sauver les apparences: il garde trois eurodéputés dont Marine et Jean-Marie Le Pen.
A la gauche de la gauche on peut constater l'émergence du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon. Il a su prouver que les anciens du PS (comme lui) sont les plus clairs et les plus expressifs sur l'état du PS aujourd'hui. Quant à Besancenot, malgré un score proche de la présidentielle, son NPA n'a pas percé...

En conclusion, je dirais que cette élection est historique grâce ou à cause de l'abstention massive des européens. Ensuite, je ne suis pas sûr qu'Europe Ecologie arrive à être crédible à long terme, leur performance risque d'être un coup d'un soir. Les polémiques autour de l'élection (le film Home et le débat sur France 2) ont montré l'importance d'une campagne électorale...

# Posté le lundi 08 juin 2009 16:44

La théorie du vote sanction...

Le PS et le MoDem en tête appellent les français à sanctionner le gouvernement le 7 juin prochain lors des élections européennes. Ces deux partis se trompent encore une fois de débat. Ce n'est pas la première fois: souvenez vous du référendum européen en 2005 où une poignée d'hommes politiques de droite mais surtout de gauche a manipulé les français. A l'époque, le PS avait travesti les enjeux. En votant NON, ils pensaient faire chuter Chirac de son trone. Ils ont mis l'Histoire de l'Europe entre paranthèses.

De mon côté, j'appelle les français à sanctionner le Parti Socialiste. Le PS a une attitude scandaleuse depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Le PS veut enliser les débats. Le PS a des ambitions, le PS veut devenir un grand parti de gouvernement mais pour cela, il faut avoir des idées, faire des propositions, aller de l'avant, savoir tourner la page après un échec électoral... Le PS n'est pas à la hauteur de ses ambitions et tombe dans une espèce de tragédie et surfe sur la même vague que Besancenot avec des slogans aussi bas que: "les patrons sont tous pourris" ou bien "le capitalisme c'est affreux".

Les socialistes sont d'excellents acteurs tragiques. Mais alors pour ce qui est de l'action, du combat pour des valeurs, du respect des autres, le PS est tombé bien bas. Plus de 60% des lois françaises dépendent de l'Union européenne et pourtant les français ne se sentent pas concernés par le sort de l'Europe. Le 7 juin prochain, l'abstention risque d'être élevée. Et pourtant, l'avenir de l'Europe est lié à celui de la France, à celui du couple franco-allemand. L'Europe ce n'est pas seulement un espace, c'est un continent, c'est une mosaïque.
C'est pour cela que j'invite les français à faire preuve de raison et à se renseigner.

Pendant six mois, la France a présidé l'Union européenne, six mois très riches en émotions et en évènements. Il ne faut pas oublier que la France a permis une sortie de crise au conflit qui opposait la Russie et la Géorgie, que la France a été au coeur de négociations sur le climat. J'invite les français à lire les programmes. J'invite les français à aller voter et à ne pas se tromper de débats. Il ne s'agit ni d'adouber Nicolas Sarkozy ni de sanctionner son gouvernement, il s'agit d'élire des députés européens qui vont siéger au Parlement européen pendant cinq ans!

# Posté le vendredi 22 mai 2009 16:28

François Fillon: deux ans à Matignon... et plus si affinités

François Fillon: deux ans à Matignon... et plus si affinités
François Fillon vient de franchir le cap des deux ans passés à Matignon. François Fillon a coordonné le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et aujourd'hui il est en charge de dossiers compliqués, de réformes nécessaires et urgentes. La France va mal. La crise que nous traversons boulverse les certitudes. Aujourd'hui qui sait quand nous nous en sortirons? Qui sait si nous en sortirons plus ou moins forts?
Aujourd'hui Nicolas Sarkozy et François Fillon travaillent main dans la main pour faire avancer la France. Pendant trop longtemps, la France a raté le train. Pendant trop longtemps, la France a préféré l'immobilisme à l'action.

Depuis deux ans, François Fillon et son gouvernement ont remis la France sur les bons rails: réformes après réformes, la France change: réformes des retraites, des régimes spéciaux, de la Justice, de l'Université, service public dans les transports et à l'école, grenelle de l'environnement, nouvelles ambitions pour la santé, lutte contre la délinquance... Cependant, il reste du travail à accomplir: la dette de la France se creuse, des milliers de ménages s'endettent de plus en plus... J'ai été pendant quelques temps très admiratif de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, je suis sceptique. Je suis admiratif vis à vis de son travail mais je suis très critique quant à son mépris face aux français. Aujourd'hui je suis plus proche de François Fillon que de Nicolas Sarkozy.

Le couple exécutif c'est un peu comme l'eau et le feu: d'un côté il y a un président hyperactif et rapide et de l'autre on a un Premier ministre qui ressemble plus à Jacques Chirac. Ces derniers temps, François Fillon monte beaucoup en première ligne: on l'a vu en Slovénie, en Bretagne et il prépare une tournée la semaine prochaine en Afrique. François Fillon s'exprime de plus en plus sur des sujets de plus en plus variés. Il semble avoir trouvé sa place face à Nicolas Sarkozy. Alain Juppé disait la semaine dernière sur RTL que François Fillon avait du courage de travailler avec un tel président.

Aujourd'hui, François Fillon a choisit de sacrifier sa carrière politique au profit du sort de la France. Il met en place les réformes et les projets qu'il attend depuis plusieurs décennies. Il applique à la lettre les engagements pris devant les Français par Nicolas Sarkozy, en témoigne le changement concernant la TVA dans la restauration. Aujourd'hui, je ne vois pas qui pourrait remplacer François Fillon à Matignon. J'espère qu'il restera Premier ministre jusqu'en 2012. Nicolas Sarkozy a besoin du calme, de l'écoute, de l'attention et des connaissances de François Fillon. François Fillon est le meilleur Premier ministre possible pour Nicolas Sarkozy. Qui mieux que François Fillon pourrait appliquer le programme de Nicolas Sarkozy?
Alors, certains diront que François Fillon est un fusible, qu'il est absent et que Nicolas Sarkozy fait tout. Je conseille à ces personnes d'aller voir le site internet du Premier ministre ainsi que le blog de François Fillon pour se rendre compte de l'apport de Fillon.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 17:34

Elections européennes à l'Horizon

Elections européennes à l'Horizon
Les élections européennes arrivent à grands pas. Alors que les listes UMP ne sont toujours pas constituées, j'ai décidé de publier une série d'articles vantant les mérites et les louanges de l'Europe. Je viens d'achever la lecture de l'autobiographie de Simone Veil, première femme à présider le Parlement européen.
Simone Veil, née Simone Jacob, est une miraculée au destin hors du commun. Née dans une famille de confession juive, Simone Veil a connu la déportation. Ce terrible conflit mondial aura coûté la vie à sa mère, à son père, à son frère et à l'une de ses s½urs. Et puis elle va tout faire pour faire des études et avoir un vrai métier pour respecter le v½u de sa mère qui voulait voir ses filles être indépendantes. Après avoir suivi des études de droit dans le but de devenir magistrat, elle va profiter de l'ascension de son mari, diplômé de l'ENA, pour faire la connaissance de quelques personnalités politiques comme Raymond Aron ou Alain Poher.
Simone Veil le reconnait elle-même, elle a profité du fait d'être une femme. Avant 1974, elle participe à des commissions concernant l'avenir des prisons ou bien l'adoption et les handicapés mentaux. En 1974, alors qu'elle avait soutenu Chaban à la course à l'Elysée, elle devient à sa grande surprise ministre de la santé de Giscard dans le gouvernement Chirac. C'est alors qu'elle va mener son deuxième grand combat, après avoir milité pour plus d'humanité dans les prisons. Elle va être chargée d'un dossier épineux : l'interruption volontaire de grossesse. Le débat s'annonce difficile. Et puis malgré quelques réticences la loi est adoptée.

En 1979, Simone Veil est élue à la tête du Parlement européen pour un mandat de deux ans et demi au cours duquel elle a été amenée à rencontrer de nombreuses personnalités. Elle a surtout milité pour une Europe plus forte, plus sereine et plus rassemblée. Simone Veil restera député européen jusqu'en 1993, date à laquelle elle fait son grand retour au gouvernement, toujours à la santé mais cette fois ci avec Balladur comme Premier ministre. C'est à cette occasion qu'elle fera la connaissance de Nicolas Sarkozy.
En 1998, elle est nommée au conseil constitutionnel par le président du Sénat, René Monory, un poste qu'elle occupera pendant neuf ans.

Simone Veil est un symbole, une icône, une figure intouchable. C'est une européenne convaincue. Je crois que l'Histoire du monde et celle du 20ème siècle ne peuvent pas nous laisser de marbre. Les guerres mondiales qui ont meurtri l'Europe ont montré la nécessité de construire une autre réalité pour éviter ce genre de désastres. L'Europe a besoin d'être unie. L'Europe ce n'est pas seulement un drapeau et un hymne, l'Europe c'est une mosaïque de peuples, de cultures, d'hommes et de femmes rassemblés autour de certains idéaux et convaincus que l'union fait la force. En écrivant cet article, je ne peux que penser à des personnages aussi illustres que Jean Monnet, Konrad Adenauer et Robert Schuman, des précurseurs en matière de construction européenne. La crise économique, financière et sociale que le monde traverse aujourd'hui sert de révélateur. La crise est un mal pour un bien. C'est un mal parce que des millions d'individus dans le monde perdent leurs emplois, que des gens se retrouvent dans une misère la plus totale, que des entreprises font faillite...
Mais c'est aussi un bien parce que cela nous permet de repenser le système qui nous a mené jusqu'ici, que cela nous permet de retrouver une cohésion non plus de façade mais de fait au sein de l'Europe.

L'Europe est une opportunité, une chance mais aussi une ouverture sur le monde. Pour les étudiants, il y a le système Erasmus qui leur permet d'aller étudier dans d'autres pays européens, il y a la PAC (Politique Agricole Commune) qui permet d'aider les agriculteurs, il y a l'euro qui nous protège et nous rassemble, il y a une liberté de circuler...
L'Europe est une chance. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à la mondialisation. Certains pays pourraient avoir en réponse une attitude visant à se protéger. Mais le monde de demain on ne peut pas le façonner seul ou en fermant les yeux et les frontières. L'Union européenne est un atout dans la mondialisation.

Malheureusement, le grand gagnant des prochaines élections européennes risque d'être l'abstention... La cause européenne n'attire pas les foules et c'est bien dommage. Les citoyens européens n'ont pas le sentiment d'appartenir à une communauté qui dépasse le cadre national et puis ils ne comprennent pas bien les enjeux. Je trouve que non seulement il faut mobiliser les gens pour cette élection mais en plus il faut leur apprendre l'Histoire de l'Europe. Je crois que Simone Veil a fortement contribué à cette Histoire.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 10:03

L'UMP: le parti et le pari des ambitieux

L'UMP: le parti et le pari des ambitieux
L'UMP, le parti des ambitieux.
L'UMP est un grand parti fort de plusieurs milliers d'adhérents. L'UMP est un parti de masse. Mais il y a fort à parier que dans quelques années le parti sera dans un état lamentable.

A qui la faute ?
Nicolas Sarkozy est un homme qui aime attirer sur lui les projecteurs mais c'est aussi un homme mystérieux. Nicolas Sarkozy n'a toujours pas levé le voile quant à sa candidature en 2012. Si certains de ses proches tablent sur sa réélection, le principal intéressé est plus évasif sur le sujet. Ensuite, Nicolas Sarkozy n'a pas vraiment préparé son éventuelle succession. Et derrière lui il y a une meute de chiens à la fois affamés et prêts à en découdre. Dans la longue liste il y a Xavier Bertrand qui a l'avantage de diriger l'UMP, Jean-François Copé (qui préside le groupe UMP à l'Assemblée), François Baroin (chiraquien, député-maire de Troyes), Nathalie Kosciusko-Morizet et puis enfin Valérie Pécresse (l'actuelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche souhaiterait remettre de l'ordre dans la région IDF avant de s'attaquer à l'Elysée). C'est la génération 2017.

Bref, l'UMP risque de se retrouver dans le même état que le PS après la chute de François Mitterrand, c'est-à-dire à la recherche d'un nouveau chef, d'un nouveau maître qui sache à la fois rassembler les courants et incarner un projet garant de l'intérêt commun. A l'UMP, c'est le bal des égos et des ambitieux. Il y a ceux qui, comme Jean-François Copé, ne cachent pas leurs ambitions et puis il y a ceux qui, comme Xavier Bertrand, laissent planer le doute. Le problème c'est que dans cette histoire chaque prétendant à déjà son lot de responsabilités. Xavier Bertrand détient les clés de l'UMP, Jean-François Copé s'occupe des députés de la majorité et puis Valérie Pécresse est ministre d'un des secteurs clés et elle a ses chances dans la course à la présidence de la région parisienne.

François Fillon le rappelait, à juste titre d'ailleurs, en recevant à Matignon les parlementaires de la majorité il y a quelques jours, il faut que les uns et les autres mettent leur fierté et leurs ambitions dans leurs poches et se mettent au service de la France et des français à l'heure d'une crise durable.

L'UMP essaye d'afficher son unité mais ce n'est qu'une façade et la prochaine parution des listes pour les européennes en sera un bel exemple. Si Nicolas Sarkozy a préféré retarder la parution de ces listes c'est pour que tout le monde se tienne correctement pendant la campagne. Tout le monde se tiendra bien sagement en espérant être sur les listes. Reste à savoir si cette tactique sera payante...

Le paysage politique français est formidable et l'UMP n'est pas le seul parti à compter dans ses rangs des prétendants à l'élection présidentielle. Au PS, c'est pareil. J'ai eu l'occasion de rencontrer Manuel Valls il y a plusieurs semaines et il a bien du mal à cacher ses ambitions personnelles. Et au PS la liste est encore plus longue qu'à l'UMP : François Hollande, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici, Manuel Valls...

Quel est mon avis ?
Je pense que l'UMP va être confronté dans quelques années à des querelles internes dans le même style que celles qu'avait connues le PS en 2007. Trop d'ambitions personnelles risquent de tuer les ambitions collectives. Nicolas Sarkozy ferait bien de mettre les points sur les i et de préparer dès maintenant sa succession.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 10:01

Faut il tolérer les mères porteuses?

Faut il tolérer les mères porteuses?
Faut-il tolérer les mères porteuses en France ?
La question des mères porteuses fait débat aujourd'hui en France. De nombreux couples n'arrivent pas à avoir d'enfants. Pour la plupart des gens, l'un des buts de la vie consistent à fonder une famille et avoir des enfants pour ensuite leur transmettre des valeurs, un patrimoine et une culture. Pouvoir avoir des enfants est un cadeau. Malheureusement certains couples ne peuvent pas avoir d'enfants, cela s'explique généralement par des problèmes de fertilité chez la femme.

Quelles solutions s'offrent à eux ?
Tout d'abord il y a l'adoption. L'adoption permet à des milliers d'enfants chaque année de quitter à la fois la précarité, la misère et l'orphelinat et du même coup d'y trouver des parents. Et l'adoption permet aussi à des couples de devenir des parents. Malheureusement, l'adoption comporte un certain nombre de contraintes et les démarches pour y parvenir peuvent être longues et parfois coûteuses.
Ensuite, il y a les mères porteuses. C'est un système qui a été mis en place dans quelques pays européens et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, justement, des couples qui sont dans l'impossibilité d'avoir des enfants payent une femme pour qu'elle porte leur future progéniture.
En France ce cas de figure n'est pas tolérer par la loi et je pense même que la loi ne prévoie pas cette situation. De plus, des couples, qui ont fait appel à des mères porteuses dans des pays qui tolèrent cette pratique, se retrouvent confrontés à des problèmes juridiques et administratifs une fois rentrés en France.

Que doit-on faire ?
La première solution, qui n'en ai pas une, consiste à ne rien faire face à la détresse de ces couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants. Cette solution n'en ai pas une parce qu'elle n'empêchera pas les gens d'aller voir à l'étranger.
La deuxième solution consiste à interdire les mères porteuses et elle vise à sanctionner sévèrement les gens qui essaieraient de contourner la loi en allant à l'étranger.
La dernière solution consiste à autoriser les mères porteuses sous certaines conditions comme par exemple interdire l'échange monétaire entre la mère porteuse et les parents (parce qu'un enfant ne s'achète pas).

Quel est mon avis ?
Tôt au tard, il faudra qu'une loi vienne s'occuper de ce sujet. Sur le sujet, je ne suis pas un conservateur et je dis pourquoi pas, à condition que cela se fasse dans un cadre contrôlé par la loi. Je trouve que la société française doit avancer. Avoir des enfants est un droit dont certains couples sont privés. Alors soit on casse les entraves concernant l'adoption soit on tolère les mères porteuses. Je rejoins donc sur ce sujet Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 09:58